Une formule qui réussit bien aux immigrants

Sébastien Ménard
Le Journal de Montréal

La performance enviable qu'enregistre la Finlande en matière d'éducation s'explique aussi par sa grande efficacité à intégrer les immigrants qui commencent à peupler son territoire.

Au lycée Jakomäki d'Helsinki, des classes comptant chacune deux profs s'assurent de transmettre de façon intensive les rudiments de la langue et de la culture finlandaises aux jeunes étrangers qui ont demandé asile au pays.

Prise en charge

La Finlande n'est pas encore très prisée par les immigrants, mais ceux-ci sont pris en charge de manière très serrée, lorsqu'ils y débarquent en provenance de la Somalie, du Sri Lanka ou de l'Afghanistan.

Dans la classe de Kirsi Helén, une dizaine de Somaliens apprenaient à nommer les arbres du pays en finnois, lorsque le Journal les a rencontrés.

En 10 mois

«Quand ils sont arrivés, en septembre dernier, ils étaient complètement illettrés. Ils n'avaient jamais appris à lire, même dans leur propre langue», explique l'enseignant, qui travaille en duo avec une prof d'origine somalienne, Hawa Aalto.

«D'ici la fin de l'année, ils parleront, écriront et comprendront le finnois convenablement», assure une autre prof, Marjukka Mattila.

«C'est un travail qui est parfois très difficile, soupire-t-elle, mais les étudiants sont très motivés. Ils savent qu'ils n'ont pas le choix de parler le finnois pour s'établir ici.

«C'est une condition essentielle à l'obtention de leur citoyenneté», explique-t-elle.

smenard@journalmtl.com


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