Redoubler par choix... pour s'améliorer

Sébastien Ménard
Le Journal de Montréal

Comme c'est maintenant le cas au Québec, le redoublement est devenu exceptionnel dans les écoles finlandaises. Mais chaque année, 10 % des étudiants qui terminent le secondaire choisissent littéralement de redoubler avant de poursuivre des études supérieures.

C'est ce que les Finlandais appellent la 10e année. Elle précède l'entrée au lycée ou à l'école technique et survient après le primaire et le secondaire, qui constituent «l'éducation fondamentale».

Pour de meilleures notes

Les jeunes s'y inscrivent pour améliorer leur maîtrise d'un sujet ou obtenir de meilleures notes, ce qui leur permettra d'accéder à certains programmes d'études contingentés.

«Moi, je le fais parce que je veux être accepté à l'académie de police ou dans l'armée», explique Jonathan Nikkinen, 17 ans, un élève de l'école secondaire Jakomäki, à Helsinki.

«Mes notes avaient un peu diminué, l'an passé, et il fallait que je fasse quelque chose pour améliorer mon profil», dit-il.

Anna Vasari, elle, aspire à des études universitaires. «J'ai donc décidé de faire cette 10e année pour augmenter mes notes et je suis très satisfaite de ma décision», confie l'adolescente de 16 ans.

De l'aide, une fois de plus

Compte tenu de la grande importance que la Finlande accorde aux élèves en difficulté, Anna et Jonathan fréquentent une classe ne comptant que 14 élèves, une situation quasi impensable au Québec.

«S'ils sont ici, ça veut dire qu'ils ont des problèmes de compréhension et nous sommes là pour les aider», dit leur prof de géographie, Petri Kurronen.

«Ils ont choisi d'être ici et personne ne leur a tordu un bras. Ils sont donc très motivés et travaillent très fort», assure l'enseignant.

smenard@journalmtl.com


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