«C'était la chose à faire»

Sébastien Ménard
Le Journal de Montréal

HELSINKI, FINLANDE - La réduction de l'administration scolaire finlandaise fut une excellente décision, selon les observateurs interrogés par le Journal.

«On pense que c'est une décision très logique. Il faut continuer de réduire encore davantage cette portion du budget pour en donner plus aux élèves», croit la directrice adjointe de l'école secondaire Jakomäki, à Helsinki, Anu Antzi-Albi.

Lenita Nivalainen, qui enseigne auprès des élèves en difficulté dans la même école, est sensiblement du même avis.

«Je pense que c'est exactement la chose à faire, dit-elle. Mais j'estime aussi qu'on peut faire davantage d'efforts afin de débloquer toujours plus de ressources pour les jeunes qui en ont besoin.»

L'envers de la médaille

Même s'ils reconnaissent les vertus d'une administration plus svelte, certains observateurs interrogés par le Journal émettent néanmoins quelques réserves.

«Ça pose parfois un autre problème, confie la Québécoise Rosanne Lamarre, qui enseigne au lycée franco-finlandais d'Helsinki. Comme tout est décentralisé et que chaque école décide de tout, on souffre parfois de réunionite aiguë», déplore-t-elle.

Claude Antilla, de la Direction nationale de l'enseignement (DNE), est quant à elle critique à l'égard de la gestion que font certaines municipalités des écoles qui se trouvent sur leur territoire.

«Pour équilibrer leur budget, il peut arriver que des villes coupent en éducation, déplore-t-elle, car il s'agit d'un poste budgétaire parmi tant d'autres.»

«Or, ce n'est pas toujours dans le meilleur intérêt des élèves», dit-elle.

La porte-parole de la DNE, Riita Lampoola, ne nie pas ce fait, mais elle répète que l'autonomie dont bénéficie chaque établissement lui permet de «manoeuvrer» confortablement.

«L'autonomie des écoles est une des clés du succès de notre système, dit Mme Lampoola. On leur donne de l'argent et elles font ce qu'il faut pour répondre aux besoins de leur clientèle.»

smenard@journalmtl.com


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