...ni d'institutions privées

Sébastien Ménard
Le Journal de Montréal

HELSINKI, FINLANDE - Alors que les écoles publiques québécoises se battent pour freiner la popularité du réseau privé, celles de la Finlande n'ont pas ce problème: la concurrence n'existe pas.

Parmi les 4000 établissements d'enseignement qui se trouvent en sol finlandais, moins d'une soixantaine sont désignées écoles privées. Et elles n'ont de privé que le nom, puisqu'elles sont financées à 100 % par l'État et ne peuvent déroger du programme scolaire national.

Tout ce qui les différencie des institutions publiques, c'est qu'elles ont le droit de sélectionner leurs élèves sur la base de critères religieux ou linguistiques.

La plupart de ces écoles privées se trouvent dans la région d'Helsinki et accueillent des élèves provenant des communautés juive, musulmane ou francophone, notamment.

Résultats tenus secrets

La compétition n'existe guère plus entre les écoles publiques, puisque les résultats de leurs élèves ne sont pas publicisés. Un classement comme celui du magazine L'actualité serait impensable, là-bas.

«On ne veut pas que les écoles compétitionnent entre elles en fonction des notes des écoliers, car ça ne veut rien dire», estime Ritta Lampoola, de la Direction nationale de l'enseignement (DNE).

Seuls les directeurs d'école ont accès aux résultats de leurs élèves. Et c'est à eux seuls de décider ce qu'il faut faire pour rectifier le tir, le cas échéant.

«Les établissements ne sont pas évalués systématiquement, indique Reijo Laukkanen, lui aussi de la DNE. De 10 à 15 écoles sont sélectionnées au hasard chaque année et elles servent de base de comparaison à ceux qui souhaitent s'y référer», dit-il.

smenard@journalmtl.com


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