Une formation pour apprennent à réagir à une attaque de zombies

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«Le défi à relever : survivre à une invasion de zombies et contrer l'épidémie provoquée délibérément par ces ennemis», est-il écrit dans le résumé de l'activité Photo AFP


Nicolas Saillant

QUÉBEC - Dans un atelier destiné aux autorités de la sécurité civile, le ministère de la Sécurité publique simulera une attaque de zombies pour faire ressortir l'importance de la planification en situation d'urgence.

L'atelier, qui fait sourciller nombre d'observateurs, se donnera sur trois jours dans le cadre du Colloque sur la sécurité civile et incendie 2013, qui aura lieu à Laval du 19 au 21 février.

«Le défi à relever : survivre à une invasion de zombies et contrer l'épidémie provoquée délibérément par ces ennemis», est-il écrit dans le résumé accessible sur le site internet de la Sécurité publique. L'information a été mise au jour par l'animateur Dominic Maurais sur son blogue du Journal de Québec.

Exemple farfelu

On présente notamment les trois phases de ce plan farfelu à première vue. Pendant la phase d'urgence de 10 jours, «les zombies attaquent. Ils font plusieurs victimes sur leur passage, leur morsure étant mortelle [...] et utilisent des cadavres pour contaminer l'eau potable». Lors de la deuxième phase, les services d'urgence procèdent à «l'éradication des zombies», mais il faudra dix semaines pour rétablir les services de base.

Finalement, lors de la phase de consolidation de 10 mois, «ils établiront les mesures à mettre en place pour combattre de nouvelles souches de virus, pour décider de l'avenir des zombies emprisonnés», indique-t-on dans la mise en situation.

«On ne se déguise pas»

Le directeur du rétablissement du ministère, Denis Landry, a défendu l'atelier, vantant les mérites d'un concept de formation original. «C'est un scénario impossible pour permettre aux participants de se dégager plus facilement de leur réalité habituelle des inondations ou des glissements de terrain, pour se concentrer sur la planification et les décisions qu'ils ont à prendre.»

Ce concept, développé aux États-Unis, est utilisé dans plusieurs États du Sud, selon M. Landry. Il a l'avantage de présenter une situation multirisque, qui force les intervenants à négocier avec plusieurs éléments : des décès, de l'absentéisme, la reconstruction, etc. Toutes ces situations impliquent un important délai pour le retour à la normale complet.

«On ne se déguise pas», a assuré le directeur, qui parle d'un exercice de table. «C'est un terme accrocheur qui sert à la planification théorique et pratique.»

Il s'agit du 13e colloque sur la sécurité civile qui accueille pour la première fois cette année les responsables des services incendie municipaux. Vingt-trois autres ateliers seront présentés pendant ce colloque.

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