Hausse des ventes dans des boutiques érotiques

Lock-out | LNH - Hausse des ventes dans des boutiques érotiques

Alors que le lock-out dans la LNH s'étire, les sportifs de salon pourraient avoir trouvé une façon de s'occuper.Photo Archives / Agence QMI


Matt Dykstra et Elizabeth Laplante

EDMONTON - Alors que le lock-out dans la Ligue nationale de hockey (LNH) s'étire depuis maintenant plusieurs semaines, les sportifs de salon pourraient avoir trouvé une façon de s'occuper, profitant de ce répit pour mettre un peu de piquant dans leur vie amoureuse.

Des détaillants de boutiques érotiques à Edmonton ont remarqué que le lock-out dans la LNH avait entraîné une hausse des ventes d'objets sexuels et de lingerie auprès des couples.

«Nous sommes prêts pour le hockey de la LNH en ce moment, mais il n'y a rien donc j'imagine qu'on a besoin de se trouver de meilleures façons d'occuper notre temps», a indiqué samedi Vinay Morker, le propriétaire de la boutique Hush, alors qu'il se trouvait au salon Taboo Naughty But Nice Sex Show, à Edmonton.

Selon M. Morker, son commerce, situé dans le sud d'Edmonton, a vu ses ventes grimper de 15% en octobre. Même si l'absence des Oilers affecte le moral des amateurs, cela pourrait en partie expliquer pourquoi davantage de couples s'intéressent à sa marchandise.

«Les amateurs des Oilers, majoritairement des hommes, n'ont plus la même routine, ont cessé de visionner toutes les parties, et ils ont donc davantage de temps, a souligné M. Morker. Et il n'y a rien de mieux que de le passer en compagnie de votre conjointe ou votre petite amie.»

Hal Roseberg, le propriétaire de la boutique pour adultes Tease, à Edmonton, a observé une hausse similaire dans ses ventes.
«Je suppose que c'est l'une des raisons pour lesquelles c'est autant occupé; il n'y a pas de hockey», a dit M. Roseberg.

Les détaillants moins enthousiastes à Montréal

À la Boutique Séduction, située sur le boulevard Métropolitain à Montréal, on ne fait pas de lien direct entre l'augmentation constante des ventes et le lock-out dans la LNH.

Toutefois, selon la vice-présidente de la boutique, en temps normal, durant la saison de hockey, le calendrier des parties a un impact sur l'achalandage du commerce.

«Les soirs de hockey, ça parait, a expliqué la vice-présidente de la boutique, Édith Arsenault, qui gère le même type de commerce à Toronto. Lorsqu'il y a des matchs, il y a moins de clientèle. On doit donc couper dans le personnel.»

Selon Mme Arsenault, au mois d'octobre, les ventes ont augmenté d'environ 5% comparativement à l'an dernier. Elle précise toutefois que l'industrie du sexe s'est grandement démocratisée et que les gens sont davantage portés à se déplacer en boutique pour faire leurs achats.

De son côté, le propriétaire de La Capoterie, située sur la rue Saint-Denis à Montréal, soutient que non seulement les ventes n'ont pas augmenté en octobre, mais qu'elles ont chuté d'environ 20%.


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