Tom Godfrey
Agence QMI

Les clubs de strip-tease recrutent des étudiantes

Toronto - Les clubs de strip-tease recrutent des étudiantes

Les danseuses Caroline, 28 ans et Nicola, 25 ansPhoto Dave Thomas / Agence QMI


Tom Godfrey

TORONTO – Des recruteurs à la recherche de strip-teaseuses pourraient bientôt faire le tour des collèges et universités de Toronto afin de trouver des étudiantes qui voudraient recevoir une formation comme danseuses exotiques pour payer leurs études.

Selon l'Association du divertissement adulte du Canada, qui représente des danseuses et des propriétaires de clubs, un dépliant vantant les mérites de l'univers du burlesque a été conçu à l'intention des étudiantes des écoles, collèges et universités de la région de Toronto.

La publication soutient que le travail de danseuse offre un bon salaire, des heures de travail flexibles et constitue un «très bon emploi à temps partiel pour payer des études». Les avocats de l'association ont indiqué que les jeunes femmes de 18 ans et plus peuvent exercer ce métier en Ontario.

L'association s'active afin de combler le manque d'effeuilleuses depuis que le gouvernement fédéral a cessé de délivrer des visas de travail à l'intention des danseuses étrangères.

Il y a plus de 800 strip-teaseuses étrangères au Canada, et la plupart se jurent de travailler clandestinement si elles ne peuvent pas danser en toute légalité.

Caroline, 28 ans, et Nicola, 25 ans, travaillent comme danseuses depuis plus d'un an dans un club de Toronto et ne veulent pas retourner dans leur Hongrie natale. Elles travaillent de longues heures afin de pouvoir envoyer de l'argent à leurs familles là-bas.

«Nous sommes déçues que les émissions de visas soient terminées, a dit Caroline. Je suis inquiète pour le futur.»

Selon l'Association du divertissement, la suspension des visas qui a débuté le 14 juillet empêchera les clubs de strip-tease, les services d'escorte et salons de massage d'embaucher des femmes venues de l'étranger.

«Ils détruisent notre industrie en créant une pénurie de main-d'œuvre, a dit le directeur de l'association, Tim Lambrinos. Le terme “danseuse exotique” signifie “danseuse de l'étranger” et c'est ce que les clients veulent voir.»

Pour régler le problème, son association amorcera le recrutement dans les collèges et universités, fera pression pour que le gouvernement change les règles et si rien ne fonctionne, les danseuses ont l'intention de revendiquer le statut de réfugiées ou même de marier des citoyens canadiens qui pourraient les parrainer.



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