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Un élu veut interdire l'utilisation de foetus dans les aliments

États-Unis - Un élu veut interdire l'utilisation de foetus dans les aliments

Manifestation anti-avortement à Washington.© MANDEL NGAN / ARCHIVES AFP

CHICAGO - Un sénateur d'Oklahoma (sud) vient de déposer un projet de loi visant à interdire l'utilisation de foetus dans les aliments, ouvrant l'une des batailles les plus étranges à ce jour dans le combat plus général contre l'avortement aux États-Unis.

Ralph Shortey, membre du Sénat d'Oklahoma, a assuré que sa proposition de loi était sérieuse et avait pour but d'éveiller les consciences et d'empêcher les entreprises de se lancer dans des pratiques «immorales».

Pour ce législateur républicain, certaines sociétés ont utilisé des cellules souches embryonnaires et «des reins de foetus avortés» comme «exhausteurs de goût» de saveurs artificielles, a-t-il indiqué mercredi à l'AFP.

«Est-ce très éthique d'avoir recours à ce que je considère comme une vie humaine détruite pour permettre à la nourriture d'avoir meilleur goût?», a lancé M. Shortey, lors d'une interview par téléphone.

Son texte affirme ainsi que «nulle personne ou entité ne doit pouvoir fabriquer ou vendre, en connaissance de cause, de la nourriture ou tout autre produit destiné à la consommation humaine contenant des cellules de foetus humains avortés ou ayant impliqué des foetus humains avortés dans la fabrication de ces aliments».

L'élu s'était déjà illustré par d'autres projets de loi controversés. Il avait par exemple réclamé que les candidats à la Maison Blanche fournissent une preuve de citoyenneté, au moment de la campagne contre le président Barack Obama accusé de ne pas être né aux États-Unis.

M. Shortey assure qu'il mène l'enquête sur l'utilisation de cellules souches embryonnaires ou de foetus dans la nourriture depuis un an, après avoir appris que des groupes anti-avortement avaient lancé un boycott contre Pepsi, soupçonné d'avoir recours à ces pratiques.

L'entreprise américaine a rejeté ces accusations. «Pepsico ne conduit ni ne finance aucune recherche utilisant des tissus humains ou des cellules issues d'embryons», a-t-elle démenti dans un communiqué.

L'agence américaine du médicament et de la sécurité alimentaire (FDA) s'est quant à elle refusé à tout commentaire.



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