Le pire est passé selon Hydro-Québec

MONTRÉAL - Le réseau d'Hydro-Québec risque d'être moins sollicité au cours des prochains jours, après le record de consommation établi mercredi soir, alors que les Québécois ont utilisé 39 120 mégawatts (MV) entre 16h et 20h.

Jeudi matin, la consommation avait sensiblement diminué, atteignant 38 930 MV. La légère remontée des températures laisse entrevoir une situation moins critique pour l'alimentation en électricité des ménages québécois.

Les équipes d'Hydro-Québec ont poursuivi leur travail afin de redonner le courant aux abonnés. En matinée, on comptait 4700 foyers privés de courant, dont 1800 dans les Laurentides. «En milieu de soirée, il ne restait plus qu'une vingtaine de clients à réalimenter dans les Laurentides et environ 900 dans la région métropolitaine», a indiqué le porte-parole d'Hydro-Québec, Louis-Olivier Batty.

La Ville de Pointe-Claire a connu une panne qui a affecté environ 570 de ses citoyens. Des services d'hébergement étaient disponibles pour dépanner les citoyens privés de chauffage, mais ont été peu utilisés.

«Seuls quelques aînés se sont présentés, a indiqué la responsable des communications de la Ville, Ginette Brisebois. Et vers 20h, tous les clients résidentiels d'Hydro-Québec étaient rebranchés, les commerces devaient l'être dans les heures suivantes.»

La société d'État a remercié tous ses clients par voie de communiqué, jeudi après-midi, pour leurs efforts afin de réduire la consommation d'électricité durant les périodes de froid intense, mercredi et jeudi matin.

«Les efforts de la clientèle [...] ont permis de réduire la consommation d'électricité aux heures de pointe du matin d'environ 600 MW, soit l'équivalent de la consommation de 120 000 ménages», peut-on lire dans le communiqué.

Même si le pire est sans doute passé, Hydro-Québec rappelle qu'il est important de réduire la consommation des appareils énergivores (sécheuse, lave-vaisselle, notamment) pendant les heures de pointe pour éviter des achats supplémentaires d'électricité sur les marchés extérieurs.

Vague de froid

Cette vague de froid n'est pas commune au Québec. «C'est un phénomène qui survient environ tous les 25 ans, a déclaré André Cantin à TVA Nouvelles, météorologue à Environnement Canada.

«Ce genre de température est habituellement réservé au nord du pays, comme les Territoires du Nord-Ouest, a-t-il affirmé. C'est très rare au Québec. Il faut remonter en 1996 où nous avions atteint une moyenne de moins 23 degrés d'une durée de six jours.»

Au Québec, les régions de l'Abitibi-Témiscamingue, du Lac-Saint-Jean, et la Réserve faunique des Laurentides sont les plus touchées par le froid, a fait savoir le ministère du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs, qui administre le Programme de surveillance du climat.

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Ainsi, la station météorologique de La Morandière, en Abitibi-Témiscamingue, a enregistré une température de moins 47,6 degrés Celsius, mercredi. Le record absolu mesuré à cette station remonte à 1981 avec une température de moins 48 degrés Celsius.

Parmi les 352 stations météo du Programme de surveillance du climat, 31 d'entre elles, toutes situées dans les régions mentionnées précédemment, ont rapporté mercredi des températures sous les moins 40 degrés.

Besoin de s'évader

Dans les agences de voyage, le téléphone sonne beaucoup. Les conseillers affirment prendre deux fois plus de réservations que les mois de janvier réguliers, et ce, depuis vendredi dernier.
«Les gens prévoient s'évader du froid, surtout après une semaine avec ce genre de température, a précisé Luis Sanchez, conseiller en voyage. Janvier restera toujours un mois occupé, mais cette semaine la différence est là.»

Le retour à la normale est prévu au début de la semaine prochaine.


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