MONTRÉAL – Un nouvel organisme sans but lucratif voué à favoriser la récupération de papier et de carton dans les industries a vu le jour jeudi dans l'arrondissement Anjou, à Montréal, une première au Québec.
Les Services environnementaux et récupération industrielle en collectif (S.E.R.I.C.) s'assureront que le papier et le carton ne se retrouvent pas enfouis avec les matières putrescibles. Le secteur visé, pour le moment, est le parc industriel d'Anjou, le deuxième plus grand de l'île de Montréal.
L'inauguration était l'aboutissement de près de deux ans de travail. L'Association des industriels d'Anjou désirait répondre à la volonté des entreprises de prendre le virage vert, en 2009. « Sous cette forme, [l'organisme] est une première au Québec », a souligné la directrice générale du S.E.R.I.C., Muryel Paquin.
Les petites et moyennes entreprises ne seront pas en reste. «Nos PME n'ont pas beaucoup de ressources. Ils ne connaissent pas beaucoup les programmes, ils ne connaissent pas les lois qui s'en viennent. Nous, ce qu'on va être, c'est vraiment une référence, a détaillé Mme Paquin. On va faire les démarches pour eux pour aller leur chercher le plus d'aide possible, pour pouvoir implanter des mesures de développement durable dans leur entreprise et une bonne gestion de matière résiduelle.»
«Je ne peux que lever mon chapeau à ceux qui y ont pensé, a salué la ministre du Travail et député d'Anjou, Lise Thériault. Je suis convaincue que les industriels d'Anjou pourront atteindre le but qu'ils se sont fixé.»
Le S.E.R.I.C. a comme but de pouvoir augmenter ses capacités de recyclage en récupérant aussi le plastique et des matières chimiques, par exemple. «On espère fortement atteindre tout l'est de Montréal», a affirmé Mme Paquin. Elle voudrait aussi inspirer d'autres parcs industriels.
Le gouvernement québécois s'est donné comme objectif, en 2009, d'interdire l'enfouissement de papier et de carton d'ici l'an prochain et de recycler 70 % de ceux-ci d'ici 2015.
Les services seront offerts dès septembre pour un coût annuel minime, a assuré Muryel Paquin.