La SPCA dénonce l’abandon des animaux domestiques

Déménagements - La SPCA dénonce l’abandon des animaux domestiques

La SPCA rappelle que l’abandon d’un animal domestique constitue un acte criminel.


Anne-Sophie Laframboise

Dernière mise à jour: 03-07-2010 | 20h19

MONTRÉAL – La valse des déménagements bien entamée, la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) lance un appel afin de sensibiliser les propriétaires d’animaux, rappelant que, chaque année au Québec, plus d’un demi-million de bêtes sont abandonnées, principalement pendant cette période.

Tous les ans, quelque 575 000 animaux domestiques, la plupart des chiens et des chats, sont ainsi «oubliés», soit l’un des plus hauts taux d'abandon en Amérique du Nord. De ce nombre, 80% finissent par être euthanasiés, faute d’un foyer d’adoption où ils pourraient être recueillis.

À Montréal, seulement pour l’année 2009, le nombre d’animaux reçus dans les centres de la SPCA pour le mois de juillet a été estimé à 1476, sans compter ceux qui se sont retrouvés dans les autres fourrières, refuges et centres d’adoption privés. Durant la même année, le mois de janvier comptait environ 777 animaux reçus.

«Entre le 1er juin et la deuxième semaine de juillet, le nombre d’animaux recueillis par la SPCA double pratiquement, et c’est sans compter les autres fourrières des arrondissements et refuges privés. Tous les ans, le nombre de chats et de chiens abandonnés ne diminue pas, au contraire, il ne cesse d’augmenter», se désole Alanna Devine, directrice de la SPCA Montréal.

«C’est inadmissible, déplore pour sa part Patricia Tulasne, porte-parole pour la Société québécoise pour la défense des animaux. Une situation récurrente comme celle-là n’a pas sa place dans une société qui se dit évoluée comme la nôtre.»

Toujours plus d’abandons

D’après les statistiques de la Société québécoise pour la défense des animaux (SQDA), 45% des ménages au Québec possèdent un animal domestique. En moyenne, ils ne le garderont que deux ans.

«Ce qui est dommage, c’est que d’année en année, il y a trop d’animaux à donner pour le nombre de foyers disponibles. Où iront ces animaux-là? À un certain point, c’est vraiment devenu un problème de société», déplore Alanna Devine.

Patricia Tulasne est du même avis. «Avoir un animal, c’est une responsabilité. C’est ce qui manque au Québec. Les gens ne sont pas conséquents lorsqu’ils achètent un animal. C’est un problème qui revient d’année en année et qui serait tellement facile à régler !», lance la porte-parole.

Il en coûte environ 80 $ pour stériliser un chien. Les animaux recueillis par les fourrières sont hébergés trois jours durant.

Ceux pour qui un foyer n’a pas été trouvé sont euthanasiés, peu importe leur âge et leur condition physique.

La SPCA rappelle que, dès le 9 juillet prochain, il sera possible de se procurer des chats à moindre coût. Conformément à la déclaration universelle des droits de l’animal, la Société pour la protection des animaux rappelle que l’abandon d’un animal domestique constitue un acte criminel.


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