Le transport en commun gagne du terrain

Montréal - Le transport en commun gagne du terrain


Jean-Louis Fortin

Pour la première fois depuis 1970, la proportion de gens qui vont travailler en automobile est en baisse dans la grande région de Montréal, au profit du transport en commun.

Selon la plus récente enquête Origine-Destination, une vaste étude effectuée tous les cinq ans par l'Agence métropolitaine de transport (AMT), les travailleurs de la grande région de Montréal ont été 1% moins nombreux à utiliser leur voiture en 2008 qu'en 2003, à l’heure de pointe du matin. L'utilisation des transports en commun pendant la même période est en hausse de 15%.

«On voit que les personnes qui habitent la région de Montréal changent progressivement leur façon de se déplacer», observait en février la ministre des Transports Julie Boulet, signalant «l’inversement d’une tendance constante depuis 1970».

La voiture reste à la maison

Des 2,2 millions de déplacements chaque matin dans la région de Montréal, 1,4 million se fait en voiture et 440 000 en transports en commun.

La diminution de l’utilisation de l’automobile s’observe surtout sur l’île de Montréal (baisse de 6%) et sur la Rive-Sud (baisse de 2%).

Par contre, les résidents des couronnes nord et sud de Montréal ont utilisé davantage leur voiture pour se déplacer vers leur lieu de travail (augmentation de 6%).

Paradoxalement, si moins de travailleurs utilisent l’automobile matin et soir, ils sont pourtant plus nombreux que jamais à posséder une voiture.

En cinq ans, le nombre de propriétaires d’automobiles a bondi de 10% à l’échelle métropolitaine.

«Ça s’explique par une modification des conditions socio-économiques (la hausse du niveau de vie), et non par la nécessité d’avoir une automobile», dit Daniel Bergeron, directeur de l’information sur la mobilité et le transport à l’AMT.


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