Le scénario catastrophe

Sébastien Ménard
Le Journal de Montréal

La Ville de Malartic a beau dire aux écologistes d'arrêter de faire «peur au monde», elle a demandé à Osisko de l'aider à trouver de nouvelles sources d'eau potable au cas où son projet en viendrait à vider deux des puits qui alimentent la municipalité.

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«On leur a demandé le pire scénario, qui n'a presque aucune chance de se produire, insiste le maire de Malartic, André Vezeau. Et le pire, ce serait que deux puits se vident. On n'aurait plus d'eau.»

«Tout d'un coup que ça arrive, on fait quoi?», lance-t-il.

La directrice générale de la municipalité, Lucie Roger, explique qu'elle a conclu une entente avec la minière pour trouver une nouvelle source d'eau potable.

Des hydrogéologues ont été mandatés et c'est Osisko qui paiera la facture. «On trouve de l'eau, dit-elle. Si jamais on se rend compte que nos puits baissent, on va trouver une solution. C'est sur le point d'être réglé.»

Critiques

André Vezeau estime que les critiques formulées par les écologistes au cours des derniers mois ont permis de faire d'Osisko «une meilleure minière».

«Il y a des éléments qui ont été ajustés à la suite de leurs interventions», dit Lucie Roger.

Mais le maire déplore d'autres critiques qui ne visent, selon lui, qu'à inquiéter inutilement la population.

«Cela fait 70 ans qu'il y a des minières à Malartic et ça fait 70 ans qu'il y a de la poussière, dit-il. C'est la même chose avec les vibrations. Ne faites pas peur au monde pour rien.»


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