Dans toutes les épiceries, on retrouve notamment des fruits et légumes emballés dans des barquettes en styromousse. Certaines, un peu plus soucieuses de l'écologie, optent pour le Bioxo ou le carton.
«C'est simplement pour la présentation, pour le côté pratique. C'est un look qu'on donne et c'est mieux pour les ventes», avoue sans réserve un propriétaire d'épiceries de la Rive-Sud qui veut conserver l'anonymat.
«On l'a fait le test, et le produit emballé se vendait beaucoup plus que celui en vrac juste à côté.»
«C'est aberrant»
Une situation dénoncée par plusieurs organismes qui tentent de limiter la quantité de déchets envoyés aux vidanges. «Il y a beaucoup de travail à faire. C'est aberrant ce qu'on voit parfois en alimentation», dit Lysianne Panagis d'Action RE-buts.
Elle donne en exemple, les petits pots de yogourt qui ne se recyclent pas et sont emballés dans du carton. «Pourquoi ne pas prendre un gros pot et mettre une portion dans un plat Tupperware pour le lunch ?», questionne- t-elle.
Au rayon des biscuits, on nous offre plusieurs boîtes remplies de sacs de plastique en format collation qui ne sont pas recyclables. Même chose pour les mini-carottes qu'on emballe deux fois ou les repas-minute pour gens pressés.
Pas le choix ?
Dans certains cas, on justifie l'utilisation de l'emballage par un souci de conserver les produits frais. Chez les Biscuits Leclerc, on explique que les nouveaux biscuits Praeventia sont emballés en formats collation pour «s'assurer de la quantité d'inuline, un produit ajouté. On n'a pas le choix si on veut doser les portions», dit la porte-parole, Marie-Josée Massicotte.
Certains choix sont toutefois plus discutables. C'est le cas d'un navet emballé dans de la pellicule de plastique acheté par le Journal au Marché Valmont à Montréal ou encore un couteau à huître emballé dans une barquette en styromousse dans un Métro de Laval.
Lors de nos achats dans huit épiceries, on nous a facturé les sacs à quatre endroits. IGA doit emboîter le pas à Métro et Maxi ces jours-ci.