Québec doit mettre la hache dans tous les projets qui ne feront pas de la province un leader mondial des énergies vertes.
Selon Maître chez nous 21e siècle (MCN21), un organisme qui a récemment publié un ouvrage sur l’indépendance énergétique du Québec, le gouvernement Charest devrait même aller jusqu’à mettre au rancart le projet Rabaska, la reconstruction de Gentilly 2 et le projet de barrage de Petit Mécatina.
À ce sujet, Daniel Breton, fondateur du mouvement MCN21, est on ne peut plus clair, «devenir le leader mondial des énergies vertes signifie qu’on fait le choix des énergies vertes, Un choix implique une perte.»
Et l’objectif qui doit être poursuivi, selon le principal intéressé, c’est l’autonomie énergétique du Québec. Cynique devant les références qui ont été faites par les libéraux, qui tentent de mettre sur un même pied les oeuvres des Godbout et Lesage, M. Breton a affirmé mardi à Montréal être convaincu que ces deux anciens premier ministre «auraient exigé que le développement se fasse par et pour les Québécois. Ils n’admettraient pas que nous soyons des porteurs d’airs».
Quatre Arabie Saoudite au Québec
Plutôt que d’importer des énergies fossiles ou de bâtir des barrages hydroélectriques qui seront peu rentables, de nombreuses options seront plus prometteuses, dont l’énergie éolienne.
Michel A. Dugay, professeur à la Faculté des sciences et de génie de l’Université Laval affirme qu’en utilisant 15 000 kilomètres carrés du Golfe St-Laurent, où l’on placerait des éoliennes à 1,8 km carré de distance, nous obtiendrons le double de la production actuelle d’Hydro-Québec. «Avec le Golfe du St-Laurent, le Centre-du-Québec, et les territoires de la Baie-James et de Kuujjuaq, nous avons quatre Arabie Saoudite.»
Doutant qu’Hydro-Québec ait «la compétence économique, écologique et en génie pour faire du Québec le leader mondial en énergie verte», MCN21 offrent son expertise «afin de les instruire».
En 2008, le Québec a dépensé 17 milliards pour importer des hydrocarbures.