Perplexe, Susan Middleton rapporta le corps du jeune albatros à un biologiste qui pratiqua une autopsie démontrant que l´estomac de l´animal était plein de plastique. En fait, sa mère confondait le plastique pour de la nourriture. Parmi les soixante cadavres d´albatros examinés ultérieurement sur l´île, cinquante-cinq avaient l´estomac rempli de déchets plastiques.
Tortue
Ce sort tragique n’est pas réservé qu’aux albatros. Le contenu d’un estomac d’une tortue trouvée morte en Floride a également alarmé les scientifiques. Après autopsie, on a retrouvé à l’intérieur de son estomac des morceaux de caoutchouc et de plastique, des boulettes de plastique, des épingles à nourrice, des morceaux d’éponge synthétique, des morceaux de filets en plastique, des bouteilles en plastique, de nombreuses lanières en plastique, des morceaux de sachets en plastique et une corde en polypropylène. Tous ces débris lui ont causé intoxications, empoisonnements et occlusions intestinales. Une étude de Greenpeace estime que 80% des tortues marines du globe ont déjà mangé du plastique.
«Les matières plastiques agissent comme des éponges en absorbant les polluants les plus dommageables, appelés polluants organiques persistants: dioxine, furannes, polychlorobiphényles (PCB), pour ne nommer que ceux-là. Ces derniers sont ensuite ingérés par les espèces animales, causant des mutations génétiques, intoxication et débalancement hormonal, car leur système endocrinien les prend pour de l'estradiol, mettant en péril la reproduction des espèces», explique Sébastien Pelletier.
Le plus grave problème, selon Greenpeace, c’est que cette situation affecte toute la chaîne alimentaire créant, par le fait même, un danger certain pour la santé humaine. Il n’existerait aucune étude à ce jour sur les effets de ce fléau sur les aliments que nous consommons.
Photo animaux1: Tortue ayant été coincée dans un cerceau de plastique lorsqu’elle était jeune. (photo de l’UNEP, offerte par Steve Jackson)
Photo animaux 2: