Choqué de ne toujours pas faire partie du débat des chefs, le Parti vert du Québec interpelle le Directeur Général des Élections du Québec (DGEQ) afin qu'il prenne position sur le sujet. Pour le chef des Verts, Guy Rainville, cette exclusion du débat démontre l’importance de placer les enjeux démocratiques au cœur de leur campagne électorale.
En effet, une fois de plus, le Parti vert du Québec a été écarté du débat des chefs. C’est pourquoi il demande au DGEQ d’intervenir: «Il doit poser un geste pour la population et la démocratie, c'est son mandat et il doit exiger que l'esprit de loi soit respecté. Nous devons être inclus dans le débat des chefs pour faire connaître nos idées», a expliqué Guy Rainville hier.
Selon lui, cette décision est littéralement un frein à la démocratie puisque la population n’aura pas la possibilité d’entendre tous les partis qui se présentent. «La démocratie est au coeur du Parti vert du Québec parce que le premier mandat des élus est d'être au service de la population», a tenu à ajouté M. Rainville qui a profité de l'occasion pour inviter les citoyens à se faire entendre sur le site debatpourtous.net
Le plan des Verts
Face à cette situation, Le Parti vert propose quatre mesures concrètes et facilement réalisables afin de rapprocher les citoyens du pouvoir.
Comme première mesure, le Parti vert propose des élections à date fixe. «Les élections doivent cessées d'être un outil de politique partisane et nous devons faire en sorte qu'un maximum de gens puissent aller voter», estime M. Rainville qui rappelle que selon un article publié dans le Devoir en décembre 2007, l'Ontario avait économisé près de 7 M$ en optant pour les élections à date fixe. Cette mesure reçoit aussi l'appui du Directeur général des élections du Québec, ajoute le chef des Verts.
Le Parti propose également d’introduire le mode de scrutin proportionnel afin de s'assurer que chaque vote compte et que la composition de l'Assemblée Nationale représentera réellement la volonté de la population. «Il s'agit d'un engagement qui est présent dans le programme de tous les partis, il est temps de passer à l'action», juge Guy Rainville.
La troisième mesure vise l’élection du Premier ministre au suffrage universel afin de réduire son pouvoir discrétionnaire ainsi que celui de la ligne de parti. Selon M. Rainville, il est primordial de «séparer les concours de popularité des propositions des partis».
Finalement, une réelle décentralisation du pouvoir vers les régions doit être établie selon le Parti vert. «Il s'agit de redonner aux régions les pouvoirs décisionnels et financiers pour activer leur développement économique et gérer leurs ressources de manière responsable. Il y a 17 régions au Québec, en incluant Montréal et Québec, qui ont toutes des besoins particuliers. Une décentralisation est la meilleure solution pour répondre aux attentes de la population», a conclu M. Rainville.