L’écoresponsabilité est une valeur de plus en plus présente dans la société. Si bien que certains organismes, entreprises ou associations commencent à se préoccuper de plus en plus de l’environnement. L’Institut du Nouveau Monde (INM), qui promeut l’écoresponsabilité depuis déjà trois ans, est un exemple concret.
«Nous avons commencé à faire de la sensibilisation en 2005 à la suite d’une demande accrue des participants de nos événements. L’écoresponsabilité est accessible à tous. Il suffit de prendre du temps, de former un comité vert, de trouver l’information nécessaire et de conscientiser les gens», explique Jean-François Méthé, coordonnateur de logistique et de liaison à l’INM.
Démarches
La réduction de déchet et le recyclage sont deux des grands volets de la démarche entreprise par l’Institut. «Quand nous achetons un produit, nous pensons toujours aux déchets que nous allons produire et nous voyons à ce que ces déchets soient recyclables. De plus, nous mettons toujours des bacs de collecte de matières recyclables à la disposition de nos employés et de nos participants. L’objectif: zéro déchet», émet M. Méthé.
Les achats font aussi partie de la démarche. Ils sont soit équitables, recyclables, recyclés, réutilisables ou réutilisés. Et les fournisseurs sont tous des entreprises d’économie sociale de la région qui font la promotion du développement durable.
«Nos sacs sont fabriqués en coton naturel par une entreprise d’économie sociale de Montréal. Nos tasses sont faites de plastique recyclé par une entreprise de Québec. Nos cadeaux sont biologiques et équitables», donne en exemple Jean-François Méthé.
Du côté de l’alimentation, l’INM fait en sorte que les repas servis lors d’événements soient constitués de produits locaux ou régionaux et soient végétariens dans une proportion d’environ 20%. Les portions sont calculées en fonction d’éviter le gaspillage. Et seulement de la vaisselle et des ustensiles réutilisables sont utilisés.
En ce qui concerne le volet communication, l’objectif est d’utiliser le moins de papier possible et de privilégier celui qui est recyclé. «Nous essayons de privilégier le courriel pour les communications au lieu du papier. Nous imprimons nos documents recto-verso sur du papier recyclé à 100%. Nos cartes sont en carton recyclé aussi», assure le coordonnateur de logistique et de liaison.
Finalement, les employés et les participants des événements de l’INM sont incités à prendre les transports en commun et à faire du covoiturage.
Zéro carbone
En plus de ces pratiques écoresponsables, l’Institut s’est jointe au programme Planetair. Il s’agit d’un organisme qui gère les gaz à effet de serre en calculant les émissions découlant de la tenue d’un événement. Ce qui implique de connaître avec le plus d’exactitude possible le mode de transport et de logis des participants ainsi que la quantité et le type de déchets produits par l’événement.
«Nous donnons un montant d’argent à Planetair pour compenser les émissions émises. L’organisme investit ensuite cet argent dans des programmes de développement durable», explique M. Méthé.
Prochaine étape: l’Institut du Nouveau Monde compte établir une politique de développement durable dans les mois à venir.