Une amie et compagne de voyage de la présidente du Vieux-Port de Montréal, Claude Benoit, a obtenu deux contrats sans appel d'offres de la société d'État.
L'Agence QMI a rapporté en avril que Mme Benoit et Michèle Poirier, une conseillère en ressources humaines, avaient séjourné en Australie et en Nouvelle-Zélande lors d'un voyage combinant le travail à des vacances, durant un mois en 2008-2009.
Mme Benoit a réclamé le remboursement de 10 100 $ pour son voyage dans le Pacifique, affirmant que cela faisait partie d'une « mission » approuvée par le président du conseil d'administration du Vieux-Port. Un comité de la Chambre des communes a récemment conclu dans un rapport que cette dépense était une utilisation inappropriée et injustifiée de l'argent des contribuables.
En novembre 2011, le Vieux-Port de Montréal a payé 2939 $ à l'entreprise de Michèle Poirier pour permettre aux employés Jean Laguë et Serge Labelle de suivre une formation de deux jours sur le pouvoir organisationnel et la politique intitulée « Le sens politique ».
Le site web de Mme Poirier explique que l'atelier vise à enseigner aux participants à « apprécier l'importance du pouvoir dans toute organisation et reconnaître la nécessité de développer un bon sens politique ».
À l'époque, le Vieux-Port mettait à pied des employés et réduisait ses dépenses.
Les documents obtenus en vertu de la Loi sur l'accès à l'information montrent que le vice-président aux ressources humaines, Luc Nadeau, a signé une « renonciation à la procédure d'appel d'offres » pour retenir l'entreprise de Mme Poirier pour des « services spécialisés » le 19 septembre 2011.
Les points de la carte
Mme Poirier n'était pas disponible pour répondre aux questions de l'Agence QMI.
Mmes Benoit et Poirier sont toutes deux membres d'un club de réseautage pour femmes d'affaires.
Lorsqu'elles ont voyagé en Australie, les billets d'avion de Mme Benoit ont été achetés par Michèle Poirier et non par l'entremise d'une agence de voyages approuvée par le gouvernement. Mme Poirier avait acheté leurs billets en utilisant les points qu'elle avait accumulés sur une carte de crédit et Mme Benoit l'a par la suite remboursée.