MONTRÉAL - Pour la deuxième fois ce mois-ci, un vice-président nouvellement embauché à la Société du Vieux-Port de Montréal quitte le navire.
Le vice-président aux finances et à l'administration, Mario De Fanti, a annoncé son départ après moins d'un an en poste.
M. De Fanti devient le dixième vice-président à quitter la société depuis 2006. Il était au Vieux-Port depuis juin 2011, après avoir passé 11 ans chez Nortel Networks.
Joint au téléphone, M. De Fanti a confirmé son départ, en disant qu'il n'aimait plus son travail après une réorganisation de la direction en septembre 2011, quelques mois seulement après avoir été embauché.
«Suite à la réorganisation, je me suis fait affecter à de nouvelles responsabilités. Après six mois, j'ai constaté que les nouvelles responsabilités ne rencontraient pas mes attentes et mes ambitions professionnelles et j'ai décidé de quitter l'entreprise», a déclaré M. De Fanti.
M. De Fanti ajoute qu'il n'a pas encore un nouvel emploi, même si des démarches sont en cours.
La porte-parole de la ministre des Travaux publics, Rona Ambrose, a refusé de commenter le départ de M. Fanti, mais elle a indiqué que les préoccupations au sujet du roulement de personnel au Vieux-Port faisaient partie des raisons pour lesquelles la ministre Ambrose avait demandé le mois dernier au vérificateur général d'enquêter sur la société de la Couronne.
Une enquête de l'Agence QMI a révélé plus tôt ce mois-ci que Nancy Shoiry, vice-présidente à l'aménagement et la maintenance à la Société du Vieux-Port, avait démissionné et accepté un travail de planification urbaine à la Ville de Montréal, d'où elle venait.
Son départ était le neuvième de la part d'un vice-président à la Société du Vieux-Port. Elle était la troisième vice-présidente à l'aménagement et la maintenance depuis 2008.
Le mois dernier, l'Agence QMI a également révélé que huit vice-présidents de la Société du Vieux-Port de Montréal sont partis, ont accepté de démissionner ou ont été licenciés depuis 2006 sous la direction de la présidente Claude Benoit.
Certains cadres licenciés ont obtenu des indemnités de départ.
Ces départs ont coûté aux contribuables des centaines de milliers de dollars.
Des sommes additionnelles ont été dépensées pour embaucher des chasseurs de têtes, avec pour mandat de trouver des remplaçants. Le Vieux-Port et sa présidente ont qualifié ce constant roulement de personnel de «normal».