Dans sa comparution d’une durée de cinq heures mardi, l’ex-ministre libéral de la Justice a soutenu que le premier ministre lui avait indiqué de céder à la pression des collecteurs de fonds pour le PLQ dans la nomination de trois juges, en 2003 et 2004.
Marc Bellemare a longuement élaboré sur la présumée influence de Franco Fava, un important collecteur de fonds du parti dans la région de Québec, qui, dit-il, profitait d’un accès privilégié au bureau du premier ministre et exerçait une influence indue.
M. Fava a d’ores et déjà indiqué qu’il n’hésiterait pas à poursuivre au civil Me Bellemare dans l’éventualité où sa réputation serait entachée.
Rappelons qu’une poursuite de 700 000 $ intentée par Jean Charest pèse déjà sur M. Bellemare.
En fin d’après-midi mardi, Jean Charest a nié en bloc les allégations de son ancien ministre, soutenant qu’il n’avait jamais dit à M. Bellemare «d’accepter une nomination parce qu’il était sous pression de qui que ce soit».
Au jour 2 de son témoignage, l’avocat de Québec devrait dans un premier temps répondre aux questions du procureur en chef de la commission, Giuseppe Battista.
Dans le contre-interrogatoire de l’avocat du premier ministre, Me André Ryan, et celui du PLQ, qui doivent suivre, les observateurs s’attendent à ce que l’avocat de la région de Québec soit l’objet de questions serrées.