La taille de l'État ne cesse d'augmenter au Québec

Le Québec dans le rouge - La taille de l'État ne cesse d'augmenter au Québec

Dernière mise à jour: 17-03-2010 | 20h10

MONTRÉAL – Malgré les promesses à l’effet contraire, la taille de l’État québécois a augmenté de plus de 6% depuis l’élection des libéraux de Jean Charest en 2003, selon un dossier du réseau TVA diffusé lundi soir.

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Lorsque les libéraux ont pris le pouvoir en 2003, le gouvernement québécois comptait 507 194 employés

Cinq ans plus tard, en 2008, il y avait 538 447 personnes à l’emploi de l’État. Il s’agit d’une augmentation de 6,1% selon les chiffres de la CARRA, la Commission administrative des régimes de retraite et d’assurance. Cet organisme recueille les contributions de tous ceux qui travaillent pour l’État et qui contribuent automatiquement à la caisse de retraite.

Or, les objectifs étaient clairs en 2003: dégraisser l’État et revoir de fond en comble ses pratiques. Et pour y parvenir, un fonctionnaire qui partait devait ne pas être remplacé.

Le gouvernement prévoyait ainsi réduire le nombre de fonctionnaires de 16 000 en 10 ans. C’était une des pierres angulaires de la campagne de Jean Charest.

L’autre grande promesse de 2003, c’était en santé. Jean Charest et Philippe Couillard promettaient de donner un coup de barre. Sept ans et des milliards plus tard, on connaît la situation dans le réseau de la santé. Et les données sont frappantes: de 2003 à 2008, le nombre d’infirmières a augmenté de 5,4%. Pour la même période le nombre de médecins s’est accru de 7,2%.

C’est dans la bureaucratie qu’on note la plus forte augmentation de personnel. Le nombre de cadres a en effet augmenté de 19,3% entre 2003 et 2008. En fait, il y a près de 2000 cadres de plus dans le réseau de la santé aujourd’hui qu’il y en avait en 2003.

Le prochain budget du Québec serait déposé d’ici deux semaines. Selon TVA, on raconte en coulisse à l’Assemblée nationale que le ministre des Finances Raymond Bachand aurait bien voulu donner un coup de barre, et couper dans les dépenses publiques, mais qu’il s’est heurté à beaucoup de résistance de ses collègues ministres.


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