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Harcèlement au travail

Encore trop de cas

Agence QMI  Jean-Luc Lavallée
31/05/2009 22h31 

Harcèlement au travail  - Encore trop de cas
Le tiers des travailleurs auraient été victimes ou témoins de harcèlement psychologique dans le cadre de leur travail.  
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Il y a cinq ans aujourd’hui, de nouvelles dispositions pour protéger les salariés contre le harcèlement psychologique entraient en vigueur au Québec dans la Loi sur les normes du travail. Il s’agissait alors d’une première nord-américaine. Cinq ans plus tard, le Journal s’est penché sur ces changements législatifs avec la Commission des normes du travail du Québec pour dresser un bilan de la situation.

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  • Un sondage CROP, publié aujourd'hui, révèle que près du tiers (31%) des travailleurs québécois affirment qu’ils ont été témoins ou victimes de harcèlement psychologique dans leur milieu de travail.

    «Ces résultats sont très préoccupants, mais cela ne signifie pas qu’il s’agit nécessairement de harcèlement psychologique au sens de la Loi. Il faut distinguer les véritables cas des situations où l’employeur exerce son droit de gérance ou son autorité envers des employés par exemple», a précisé dans un communiqué le pdg de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés, Florent Francœur.

    «Par contre, c’est le signe que des tensions existent dans les milieux de travail, trop à notre avis. Nous prônons la tolérance zéro en cette matière.»

    L’enquête, commandée par l’Ordre, a également mis en relief la crainte plus grande chez les femmes de porter plainte (25%) contre 14% chez les hommes.

    L’Ordre des CRHA a toutefois salué le travail accompli par la Commission des normes du travail depuis cinq ans, puisque 81% des travailleurs connaissent l’existence du recours mis à leur disposition depuis 2004.

    L’enquête a été réalisée auprès de 1000 répondants du 16 au 26 avril 2009. Sa marge d’erreur est de plus ou moins 3%, 19 fois sur 20.

    Plus de mordant?

    L’Organisme de défense des travailleurs non syndiqués Au bas de l’échelle croit que le Québec peut faire encore mieux, même si la province est «un modèle pour d’autres législations au Canada et dans le monde».

    «Des problèmes se posent à toutes les étapes du cheminement des plaintes et certaines tendances dans l’interprétation de la Loi sont inquiétantes, entre autres, sur le plan du harcèlement sexuel. Nos revendications visent à donner des dents à un recours qui en a bien besoin», a déclaré Carole Henry.

    «Le processus est long, exigeant et demande beaucoup de courage à des personnes que la situation a très souvent fragilisées. Les exigences de preuves sont très élevées. Et même si on franchit toutes ces étapes, deux ans plus tard on peut se faire dire que ce qu’on a vécu et qui nous a rendu malade, ce n’est pas du harcèlement psychologique. Les quelques victimes qui se font reconnaître comme telles par les commissaires obtiennent des réparations qui ne sont pas à la hauteur des dommages subis. De plus, rien n’est prévu pour faire en sorte qu’il n’y ait pas d’autres victimes dans le milieu de travail.»






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