Une école de rêve

Sébastien Ménard
Le Journal de Montréal
Enquête Pisa 2003 - Statistique Canada. Classement basé sur 50 pays et provinces membres de l'OCDE

HELSINKI, FINLANDE - L'école dont rêvent tous les profs québécois existe. Le Journal l'a trouvée dans le quartier Käpylä, à Helsinki.

Cet établissement primaire, qui accueille 438 élèves de la 1re à la 6e année, incarne à merveille tout le savoir-faire finlandais en matière d'aide aux élèves en difficulté.

Dans cette école, comme dans tous les établissements de Finlande, les enfants réussissent, les repas et les manuels scolaires sont gratuits, les bibliothèques sont bien garnies et les profs ont tout le soutien dont ils peuvent rêver...

Tout ça pour moins cher que le système québécois! (voir autres textes)

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Profs conseillés par un psy

À l'école Käpylä, la devise est claire: on ne laisse aucun enfant de côté.

«Dès qu'un jeune a besoin de faire du rattrapage, son enseignant doit lui en fournir après les heures de classe, indique la directrice, Anneli Rautiainen. C'est une obligation prévue dans la loi.»

Lorsque cela ne suffit pas, l'élève qui a du mal à saisir une notion sera temporairement pris en charge par un des deux profs excédentaires de l'école.

En effet, dans cette institution, deux enseignants ont été embauchés exclusivement pour faire du suivi avec les écoliers qui ont davantage de difficulté avec certaines notions.

Mais il peut aussi arriver que cela ne soit guère plus efficace.

L'école Käpylä se tourne alors vers une batterie d'experts faisant partie de son personnel et dont la tâche est de répondre à tous les besoins les plus pointus qui soient.

Une dizaine d'enseignants et d'assistants s'occupent de quatre groupes réservés aux élèves ayant des problèmes de comportement, des troubles d'apprentissage ou souffrant de maladies mentales.

«Les enfants qui forment ces classes sont détectés dès la maternelle, dit Anneli Rautiainen. On leur donne les moyens de réussir au moment où on peut encore changer les choses.

«Les enseignants peuvent aussi discuter avec une psychologue trois fois par semaine pour obtenir des trucs afin de venir en aide aux élèves qui leur donnent plus de fil à retordre», explique la directrice.

Un orthopédagogue? Insuffisant!

Anneli Rautiainen est tombée en bas de sa chaise en apprenant que plusieurs écoles québécoises d'une taille comparable bénéficient des services d'une seule orthopédagogue.

«Ce n'est vraiment pas suffisant, lance-t-elle. Ici, comme chez vous j'en suis sûre, on commence à subir les conséquences du manque d'implication des parents dans l'éducation des enfants. Il faut donc mettre les ressources nécessaires pour pallier ce problème.»

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