INCONTOURNABLES

Assurance auto
Du théâtre… pour enfants!
PUB

Membres Canoe.ca

Nos bulletins

Apprenez les nouvelles dès qu'elles se produisent..

Adresse électronique :

Tous nos bulletins


Franc-parler

La vague grise (2)

Journal de Montréal Richard Martineau
04/01/2012 08h02 
 
 

Ma chronique du 29 décembre sur l'impact économique du vieillissement de la population m'a valu plusieurs courriels fielleux de la part de futurs retraités.

Une mise au point s'impose.

LA RÉALITÉ EN FACE

Primo, il ne s'agissait pas d'une attaque contre les «baby-boomers qui ont profité du système».

Juste une description objective d'une réalité: à savoir que le vieillissement de la population, couplé à une pyramide d'âge inversée et une augmentation fulgurante de l'espérance de vie, fait peser un énorme poids sur le système.

Ne venez pas me dire que c'est la première fois que vous entendez ça ! Ça fait dix ans que tous les économistes le répètent.

PROMESSES NON TENUES

Deuxio, ce n'est pas moi qui ai dit: «Les baby-boomers se sont promis plein de belles choses pour leur retraite quand ils étaient jeunes, et maintenant qu'ils sont rendus à l'âge où ils songent à la prendre, ils se rendent compte qu'ils ne peuvent plus tenir les promesses qu'ils se sont faites il y a trente ans.»

C'est Ted C. Fishman, un journaliste qui a enquêté sur l'impact du vieillissement de la population pendant plusieurs années et qui a écrit un livre référence sur la question.

Ne tirez pas sur le messager !

DE GROS DÉFICITS

Enfin, plusieurs lecteurs m'ont écrit pour me dire qu'ils méritent amplement la pension qu'ils vont recevoir, car ce sont EUX qui l'ont payée.

Là-dessus, je vais citer le fiscaliste Denis Julien, qui a souvent traité de ce sujet dans les médias.

"Concernant les fonds de pension, il y a deux montants dont il faut parler: l'argent déjà en place et les déficits actuariels.

"Pour l'argent déjà en place, ce montant a été provisionné moitié-moitié par l'employeur et l'employé (pour le municipal, la part de l'employeur va jusqu'à 70 % !).

"En cas de déficit actuariel, c'est l'employeur qui est responsable du déficit. Or, actuellement, ces déficits sont de l'ordre de 30 à 40 % (surtout pour les fonds de pension des secteurs public et parapublic).

«Dans le secteur public, les déficits seront acquittés par le gouvernement, qui devra taxer davantage l'ensemble des citoyens, surtout les citoyens actifs. Il devra aussi faire cotiser de manière plus importante les jeunes cotisants aux fonds de pension parce que les niveaux de cotisation devront être relevés également pour eux.»

DES PRESTATIONS TROP ÉLEVÉES

"Aucun boomer ne peut dire qu'il a contribué justement à la part qu'il recevra, continue Denis Julien.

"Les arrangements actuariels n'ont pas tenu compte de l'augmentation de l'espérance de vie et n'ont jamais soupçonné que les taux d'intérêt à long terme atteindraient le plancher actuel. Résultat : les prestations promises sont beaucoup trop élevées par rapport aux cotisations et aux rendements réels.

"Quant à la Régie des rentes, les taux de cotisation sont restés à un taux de 3 % du revenu admissible pendant trop longtemps. Le taux actuel, qui avoisine 10 %, n'a été ajusté que dans les toutes dernières années.

"Comme l'a écrit Pierre Fortin il y a déjà cinq ans, il aurait fallu faire cotiser les boomers beaucoup plus tôt avant leur retraite.

«Maintenant, c'est trop tard.»



 
 


  LES GRANDS TITRES
National
Faits divers
International
Environnement
Dossiers
  EN CE MOMENT
  TVA DANS VOTRE RÉGION
Pour consulter les informations
régionales,
choisissez une région dans
le menu ci-dessous.