INCONTOURNABLES

Alcool: Pour boire en santé
Billets Internet Bromont
Défi J’arrête, j’y gagne !
Soumission belairdirect
PUB

Membres Canoe.ca

Nos bulletins

Apprenez les nouvelles dès qu'elles se produisent..

Adresse électronique :

Tous nos bulletins


La chronique de Richard Martineau

Think Big

Richard Martineau
16/12/2009 05h02 - Mise à jour 16/12/2009 09h37

Partager

La chronique de Richard Martineau - Think Big
 

Hier, dans La Presse, l'animateur Patrick Marsolais signait une lettre ouverte pour se plaindre du fait que 95% des chansons qui jouent lors des matches des Canadiens sont en anglais.

«C'est correct que les Black Eyed Peas soit entendus et je n'ai aucun problème à ce qu'on entende le hit de La Roux, c'est dans l'air du temps, écrit-il.

«Mais dans la même logique, pourquoi ne pas faire place à Marie-Mai, Yann Perreau ou aux Cowboys Fringants? On ne parle quand même pas d'artistes hyper obscurs qui ont vendu 19 copies de leur dernier opus!

«Et puis, si on nous offre un vieux hit de The Offspring, en quoi des tounes des Vulgaires Machins ou de Jean Leloup sonneraient faux?»

DE LA MUSIQUE DE MATANTE!

Effectivement, la question se pose. Montréal, après tout, n'est pas Toronto ou Vancouver. La dernière fois que j'ai regardé, il y avait quand même plusieurs francophones qui allaient applaudir les Canadiens (un acte de charité particulièrement généreux qui mériterait une déduction fiscale).

Sauf que pour avoir osé poser cette question, mon ami Marsolais s'est fait rouler dans la boue. Surtout sur les ondes de la radio de Québec.

On lui a dit:

1) «Voyons donc, la musique francophone, c'est de la musique de matante, c'est pas avec ça qu'on va faire embarquer les gens!»

2) «L'anglais, c'est la langue universelle.»

3) «Les anglophones ne connaissent pas la musique franco, alors que les francophones connaissent tous la musique anglo.»

4) «5%, de toute façon, c'est le maximum de chansons francophones qu'on peut jouer, parce qu'après, la qualité n'y est plus...»

QUE NOUS À BLÂMER

Je dis souvent que la langue française se porte mal au Québec. Mais si elle traîne autant de la patte, ce n'est pas de la faute des méchants Anglais: c'est de notre faute à nous.

Non seulement nous la parlons et l'écrivons mal, mais nous ne la défendons pas.

Pire: nous avons honte d'elle! Comme si la culture québécoise était une culture de bouseux.

Je suis sûr que si je demandais aux animateurs de radio de Québec ce qu'ils pensent des accommodements raisonnables, ils sauteraient au plafond:

«C'est épouvantable, on fait la carpette devant les autres, on nie nos valeurs, notre culture!»

Et cracher sur votre langue comme vous le faites, les amis, c'est quoi, sinon une négation de ce que vous êtes, de ce que nous sommes?

Si vous tripez autant sur l'anglais, voulez-vous me dire pourquoi vous faites de la radio en français? Soyez cohérent, faites le saut et speak english!

Arrêtez de faire de la radio de matante! Rock the boat, my friends, shoot the stars, talk to the whole world!

COMPTER DANS SON PROPRE BUT

La situation est telle, maintenant, que les francophones qui défendent leur langue passent pour des extrémistes et des arriérés qui fument la pipe et portent une ceinture fléchée!

En terminant, je voudrais transmettre un message à Patrick Marsolais: je ne sais pas si tu le sais, Pat, mais le journal dans lequel tu as publié ta lettre hier trouve que l'érosion du français à Montréal est une vue de l'esprit, que tout ça est une invention des séparatistes pour faire avancer leur cause...

Avec des amis comme ça, pas besoin d'ennemis.




Partager





  LES GRANDS TITRES
National
Faits divers
International
Environnement
Dossiers
  EN CE MOMENT
  TVA DANS VOTRE RÉGION
Pour consulter les informations
régionales,
choisissez une région dans
le menu ci-dessous.