J'ai toujours cru que l'élément premier de la pensée scientifique est le doute.
Sans le doute, sans la capacité de poser des questions, il n'y a pas de véritable science.
Comme l'a dit Cyrille Barrette, biologiste québécois et auteur de l'essai Mystère sans magie : science, doute et vérité :
«L'esprit critique est la condition primordiale d'une bonne hygiène mentale. Un esprit critique vigoureux est d'autant plus important que les spécialistes nous bombardent d'informations de plus en plus complexes et que les charlatans sont de plus en plus habiles à exploiter notre crédulité...»
BRÛLONS LES INCROYANTS !
Si l'esprit critique est la pierre angulaire de la pensée scientifique, voulez-vous me dire pourquoi on ne peut pas questionner la théorie du réchauffement climatique sans se faire traîner dans la boue ?
Prenez Freeman Dyson. Mathématicien et physicien de réputation mondiale, ce scientifique affirme que «le battage autour du réchauffement climatique est grossièrement exagéré».
Selon lui, non seulement y a-t-il des phénomènes plus inquiétants pour l'avenir de l'humanité que le prétendu réchauffement de la planète, mais l'essentiel de l'évolution de la vie s'est déroulée sur une Terre nettement plus chaude et plus riche en CO2 qu'aujourd'hui.
Or, pour avoir osé s'écarter du troupeau, Dyson se fait traiter de crétin et de fosse septique par ses pairs.
Pourquoi ? Les scientifiques auraient-ils perdu la capacité de se questionner ?
UNE NOUVELLE RELIGION
Dyson n'est pas le seul intellectuel à confronter les adeptes de la «religion verte». Le philosophe français Dominique Lecourt, qui a toute sa carrière louangé les vertus de l'esprit critique, émet lui aussi des doutes sur le bien-fondé de ce credo.
«Ce qui est important dans la démarche scientifique, ce n'est pas le consensus, c'est la remise en question méthodique de ce qu'on accepte comme certitude, a-t-il dit au magazine Books.
«Si la science a pu avancer au fil des ans, c'est parce qu'il y avait des gens comme Galilée (en astronomie) et Lois de Mendel (en génétique) qui ont osé confronter les dogmes de leur époque.
«Le consensus autour de la question du réchauffement climatique n'a rien de scientifique. Les idées avancées par les hérauts de l'effet de serre ne s'appuient sur aucune démonstration. Pourtant, tous ceux qui osent remettre ce credo en question se font traiter de fous. C'est comme si on ne pouvait rien dire, rien questionner. C'est une attitude religieuse...»
UN AGENT DU PÉTROLE
«La théorie du réchauffement climatique est devenue une ligne de parti, dit Freeman Dyson. Selon les apôtres de cette religion, je suis payé par l'industrie du pétrole. C'est faux, mais ça ne fait rien, les écolos sortent cet argument chaque fois que quelqu'un ose remettre leurs croyances en question.
«L'histoire des sciences est remplie de gens qui sont si sûrs de leurs prédictions qu'ils ont fini par y croire.
«Prenez Al Gore. Dans son documentaire Une vérité qui dérange, il affirme que l'ouragan Katrina est la preuve irréfutable que la nature devient folle. C'est vraiment n'importe quoi. Si Katrina a causé tant de dégâts, c'est que personne n'avait pris la peine de construire des digues adéquates, c'est tout...»
Le maréchal français Ferdinand Foch disait qu'à la guerre, celui qui doute est perdu.
En sciences, c'est le contraire: il n'y a rien de plus dangereux qu'une personne qui ne doute pas...