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La chronique de Richard Martineau

Mononcle et son bazou

Richard Martineau
20/10/2009 07h54 

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La chronique de Richard Martineau - Mononcle et son bazou
 

La politique, c'est comme la course automobile : vous avez un pilote (le chef) et un char (le parti).

Un mauvais pilote au volant d'un bon char peut faire des miracles. Idem pour un bon pilote au volant d'une minoune.

Mais un mauvais pilote au volant d'un citron ? Oubliez ça, ça n'ira nulle part.

POUT POUT POUT

C'est ce qui va probablement arriver à l'ADQ.

Avec 7 % des intentions de vote dans les récents sondages, l'ADQ est un bazou, un tacot, une minoune. Une carcasse déconcrissée avec un moteur de tondeuse.

Si un pilote agressif en avait hérité, il aurait probablement pu la faire rouler encore quelques kilomètres.

Mais c'est Gilles Taillon qui se retrouve dans le siège du conducteur.

Aussi bien demander au mononcle de Jacques Villeneuve de dépasser Michael Schumacher au volant d'un tracteur...

DU ROCK AU MUSAK

Je ne dis pas que Gilles Taillon n'a pas sa place en politique. Mais soyons sérieux: ce qui faisait le charme de l'ADQ, c'est que c'était un parti rock'n'roll, qui brassait la cage, grimpait dans les rideaux et faisait des flammèches.

Est-ce que le parti de Mario Dumont allait parfois trop loin? Est-ce qu'il tournait les coins ronds et manquait de fini ? Bien sûr que oui. Mais il faut parfois aller trop loin pour forcer les autres à aller quelque part.

Mario Dumont avait beaucoup de faiblesses. Mais il avait aussi de grandes qualités : il avait le sens de la formule, il était punché, percutant, pertinent. Il faisait passer les autres chefs pour des vieillards.

Alors que Gilles Taillon, c'est le contraire. À côté de lui, les chefs des autres partis ressemblent aux membres de Guns N' Roses.

LE PLQ 2.0

À l'ère où les politiciens hésitent à prendre leur bain de peur de faire trop de vagues, l'ADQ ressemblait à un bulldozer.

Mario et son équipe ne voulaient pas repeindre le modèle québécois, ils ne voulaient pas le rénover et le rafraîchir, ils voulaient le sacrer à terre et le jeter à la scrap !

Ils s'attaquaient à la structure même du système et proposaient d'effectuer des changements en profondeur.

Or, que veut faire Gilles Taillon ? Il veut bizouner le système. Un petit changement ici, une petite modification là, rien de trop radical.

Entre vous et moi, c'est quoi la différence entre ça et les deux autres partis ? Rien. Comme m'a écrit Patrice Gauthier, un lecteur : «L'ADQ sous Taillon, c'est le PLQ 2.0».

Le même logiciel, mais avec deux ou trois gugusses de différents.

On avait deux partis de centre centre et un parti de centre droit. On se retrouve maintenant avec trois partis de centre centre.

Et après ça, on se demande pourquoi les gens ne vont plus voter.

IL ÉTAIT UNE FOI

J'ai toujours cru que le cynisme était dangereux en politique. Qu'il fallait aller voter coûte que coûte, même s'il fait -35 dehors et qu'il tombe des clous.

Or, plus ça va, plus je perds la foi.

C'est bien beau, la démocratie. Mais quand vous avez le choix entre recevoir un coup de pied dans le cul, recevoir un coup de pied dans le ventre ou recevoir un coup de poing sur la gueule, c'est difficile de se rendre au bureau de vote en sifflant.

Pensez-y deux minutes.

Harper et Ignatieff au fédéral. Charest, Marois et Taillon au provincial.

Juste à y penser, j'ai le goût d'aller me coucher.






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