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La chronique de Richard Martineau

Des soldats dans nos rues

Richard Martineau
01/04/2009 08h27 

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La chronique de Richard Martineau - Des soldats dans nos rues
 

Après les policiers de Montréal, c'est au tour des constables spéciaux du gouvernement (qui sont chargés de la sécurité dans les palais de justice et à l'Assemblée nationale) de porter des pantalons de camouflage afin de forcer l'État à leur accorder une hausse salariale.

Que les représentants des forces de l'ordre utilisent un «moyen de pression vestimentaire» pour communiquer leur message, soit.

Mais des pantalons d'armée ? C'est loin d'être l'idée du siècle...

LES AVENTURES DE G. I. JOE

Depuis l'affaire Villanueva, la police de Montréal (et, par extension, tous les corps policiers du Québec) est sous la loupe des médias et des citoyens.

Tout le monde se pose la même question: les policiers sont-ils des travailleurs sociaux ou des agents de répression qui ont le devoir d'utiliser la force pour faire régner l'ordre ?

Il y a quelques semaines, j'ai posé la question à Michel Beaudoin, directeur de l'École nationale de police, à Nicolet.

«On doit être les deux», m'a-t-il répondu. En décidant de porter des pantalons de camouflage, les policiers ont choisi leur camp : ils s'affichent comme des membres d'une organisation paramilitaire.

Ce sont des soldats.

Or, je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais les soldats, je les aime quand ils sont loin, à l'étranger. Quand ils se promènent dans mon quartier, comme ils l'ont fait en 1970, ça me rend mal à l'aise.

Me semble que si j'étais flic, je me garderais une petite gêne. Je trouverais que le contexte n'est pas particulièrement propice aux costumes de Rambo.

Je choisirais plutôt des pantalons de clown. Ou un tutu.

RETOUR SUR LES GROS BRAS

Mes textes sur le harcèlement syndical m'ont valu quelques critiques. Des lecteurs m'ont demandé pourquoi ce sujet m'intéressait.

Primo, ça vous laisse peut-être froid, vous trouvez ça peut-être comique, mais moi, un membre de la communauté grecque qui se fait traiter de souvlaki et d'enculé juste parce qu'il est cadre, ça me lève le coeur.

Secundo, que ça vous plaise ou non, l'intimidation syndicale est une réalité. Parlez-en à Daniel Andrews, un col bleu de la Ville de Montréal qui a été victime de harcèlement psychologique de la part de son ex-président, Jean Lapierre, juste parce qu'il avait osé le critiquer.

Et tertio, je déteste les doubles standards. Il faudrait parler de la violence des patrons, mais pas de celle des syndicalistes ? De la violence des hommes, mais pas de celle des femmes ? De la violence des Blancs, mais pas de celle des Noirs ?

MOTUS ET BOUCHE COUSUE

Certains m'ont dit qu'il ne faut pas parler de ce sujet, car ça mine le mouvement syndical au grand complet. Et les fillettes qui se font tripoter le cul par leur père, j'imagine qu'il faut qu'elles se ferment la gueule elles aussi pour ne pas faire de tort à la famille ?

Lundi, un sondage Léger Marketing affirmait que les Québécois ont de moins en moins confiance aux syndicalistes. En vingt ans, le taux de confiance des syndicalistes a chuté de 30 points. C'est l'une des plus grosses débarques enregistrées au Québec.

Ça ne vous sonne pas une cloche ?

Tant que vous ne dénoncerez pas les bullies qui foutent le bordel dans VOS rangs, des chroniqueurs seront obligés de le faire à votre place.






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