INCONTOURNABLES

2 500$ carte-cadeau RONA
Concours ça c'est Québec
Extrême saison à La Ronde
Gagnez vos assurances !
Ici, c'est chez moi !
Ma Santé de Brunet
On garantie votre couleur
Parrainez un enfant
Participez Loterie du cœur
Plein d'amour à Québec
Promotion barnabé
Retourner au Cégep
Soumission belairdirect
Votre avenir au bout du doigt
Économisez avec LASIK MD
PUB

Membres Canoe.ca

Nos bulletins

Apprenez les nouvelles dès qu'elles se produisent..

Adresse électronique :

Tous nos bulletins


Opinion

Bande de flancs mous

Richard Latendresse
05/09/2011 03h48 

À voir aller Barack Obama, je m'ennuie chaque jour un peu plus de Dick Cheney. Oui, oui, le Dick Cheney de George W. Bush, un des vice-présidents les plus influents de l'histoire, un va-t-en-guerre arrogant, méprisant, le Darth Vader de la politique américaine.

Pour être tout à fait honnête, je ne peux pas l'entendre parler sans grincer des dents. Son ton, son allure, ses idées me donnent de l'urticaire. Il possédait toutefois une colonne vertébrale d'acier, ce que personne ne semble avoir dans la Maison blanche d'Obama.

Cheney vient de publier sa biographie, In My Time. Une vie apparemment vécue sans le moindre regret. Les armes de destruction massive de Saddam Hussein qui n'existaient finalement pas? La faute des services de renseignements qui ont mal fait leur travail. L'enfer sanglant dans lequel l'Irak est descendu après l'invasion américaine? La faute des extrémistes musulmans qui ont voulu créer le chaos là-bas. Et encore et encore.

DU NERF, QUELQU'UN!

Pour le meilleur et pour le pire, il manque de cette chutzpah dans la Maison blanche d'Obama. Il manque un président, un vice-président, quelqu'un dans ce gouvernement qui aurait les reins de dire: «Vos politiques nous ont conduits dans cette misère. Voici nos idées, nos solutions. On s'en va par là!» Au contraire, le président joue au conciliateur, cherche l'approbation de ses adversaires républicains et n'obtient que le mécontentement de ses partisans.

Vendredi encore, au grand dam des environnementalistes qui l'ont passionnément soutenu, Obama a retiré un projet de loi imposant des normes de qualité de l'air plus strictes. Un beau coup encore des républicains qui le harcèlent depuis des mois, en prétendant que ces réglementations découragent les entreprises d'embaucher.

Je m'arrache les cheveux devant la bonhomie avec laquelle cette Maison blanche répond aux attaques de ses rivaux sur l'économie. Au lieu de rappeler que ce sont des années de politiques républicaines qui ont mené au bordel actuel, j'entendais encore le secrétaire de presse d'Obama nous expliquer cette semaine «que les Américains - Démocrates, indépendants, Républicains - en arrachaient tous à cause de la terrible récession qu'avait traversée le pays».

Je vous parie que du temps de Bush -à tort ou à raison -on serait parvenu à passer le blâme aux démocrates.

ÉLOGE DE L'ARROGANCE

Curieux qu'un homme qui a fait sa fortune, financière et politique, en exhortant à avoir l' «audace d'espérer» fasse preuve d'aussi peu d'audace comme président. J'aimerais qu'il ait ce mélange d'impertinence et de détermination qu'avait Dick Cheney en défendant l'indéfendable guerre en Irak.

«Deux tiers des Américains disent que cette guerre n'en vaut pas la peine», lui avait lancé un journaliste d'ABC. «Et puis?» avait-il rétorqué. «Quoi? Vous ne vous souciez pas de ce que pensent les Américains?» «Je pense plutôt qu'il ne faut pas se laisser ballotter par les fluctuations de l'opinion publique.» L'anti-girouette: une suggestion pour Obama.