Chroniques

Campagne électorale

Beau dimanche Place du Canada

Michel Hébert
Journal de Québec
21/09/2008 11h34
Campagne électorale - Beau dimanche Place du Canada

Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a discuté avec le maire de Montréal, Gérald Tremblay, du financement des infrastructures municipales.
© Le Journal de Québec

Avant de se rendre au Festival de la Galette, Gilles Duceppe a fait un détour vers la Place du Canada, au centre-ville de Montréal, d’où part depuis quinze ans la marche contre le sida, une initiative de la Fondation Farha.

Un passage obligé pour les politiciens en campagne électorale, quoi qu’en dise le maire de Montréal, Gérald Tremblay.

«Ça n’a rien à voir avec la politique, je viens ici tous les ans. Gilles aussi», nous a-t-il dit, en tenant distraitement une ficelle attachée à un ballon rouge.

La lutte contre le sida n’a peut-être rien à voir avec la politique mais il y en avait plusieurs, des politiciens prêts à vous serrer la main.

Le candidat du NPD, François Grégoire, par exemple. Il se dit évidemment «optimiste» mais il est encore plus «réaliste». Il ne croit pas pouvoir battre Gilles Duceppe dans Laurier-Sainte-Marie. Il en rêve quand même un peu…

«Ça serait difficile mais on ne sait jamais. Il peut y avoir un revirement complet de l’opinion publique. On espère aller chercher 25 à 30% du vote. On se positionne pour les prochaines élections», explique M. Grégoire.

«Mais c’est difficle, poursuit-il, les médias n’en ont que pour Duceppe. La visibilité, nous, on l’a sur les poteaux».

Se serrant le plus possible dans le sillage de Gilles Duceppe pour passer à la télé, le candidat libéral Sébastien Caron semblait prendre les journalistes pour des caves.

«Ça va très bien pour le Parti libéral du Canada. Les politiques proposées par M. Dion (Stéphane…) sont très, très bien reçues», nous a-t-il d’abord dit.

Il croit donc pouvoir succéder à Gilles Duceppe, réélu sans interruption de 1990. Un record au Bloc.

«Tout le monde sait dans le comté qu’il prépare sa retraite, qu’il ne terminera pas son mandat. Alors les gens disent qu’ils vont voter pour moi parce qu’ils veulent un député pour le long terme», a ajouté l’optimiste candidat.

On a pas vu le conservateur. Il était supposément là car son nom apparaîssait sur la liste des VIP. On a bien cherché parmi la foule des politiciens municipaux, les intervervenants de toutes sortes et les représentants Molson, Pffizer et autres mais Charles K. Langford était introuvable. Peut-être préférait-il l’ombre à la lumière du soleil…