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Le parachute ne s'est pas ouvert

Journal de Montréal Joseph Facal
25/01/2012 08h54 
 
 

Je ne sais pas qui a communiqué à la presse les allégations qui ont liquidé les ambitions de Gilles Duceppe. Il y a cependant deux choses dont je suis absolument certain.

La première est que cette tentative de putsch, car c'est exactement de cela qu'il s'agissait, n'allait nulle part. Dans ce genre de circonstances, un appui ne vaut rien s'il ne se manifeste pas ouvertement. Quand vos seuls appuis déclarés sont le SPQ, des chefs syndicaux extérieurs au parti et vos anciens collaborateurs qui veulent reprendre du service, c'est mal parti. Ultimement, c'est la loyauté ou non du caucus qui est déterminante. La seconde est que, s'il est vrai que Madame Marois a commis des erreurs et affiché ses limites, les péquistes n'auraient pas fait une bonne affaire en la remplaçant par Gilles Duceppe.

QUALITÉS

L'ex-chef du Bloc a indéniablement de très grandes qualités. C'est un coureur de fond, un bûcheur, un travailleur discipliné et rigoureux qui maîtrise très bien ses dossiers. Il a remarquablement servi le Québec à Ottawa.

Piètre orateur, Gilles Duceppe ne soulève cependant pas les foules. Il est certainement passionné par la cause du Québec, mais cette passion est tout intérieure et n'est pas contagieuse. Les souverainistes ne cessent pourtant de dire qu'ils recherchent cette émotion qui pourrait servir d'étincelle.

Les ex-députés du Bloc qui ont évoqué l'autoritarisme de sa direction sont trop nombreux pour avoir tous tort. C'est un doux euphémisme de dire que les députés péquistes auraient vécu un choc culturel majeur. À 64 ans, Monsieur Duceppe n'avait pas non plus la moindre expérience de gouvernement.

VISION

Jadis, quand les proches de Jacques Parizeau orchestrèrent le putsch qui emporta Pierre-Marc Johnson, une différence philosophique profonde opposait les deux hommes: le souverainisme résolu du premier était fort différent du nationalisme tiède du second.

Monsieur Duceppe, lui, avait totalement endossé la «gouvernance souverainiste» proposée par Madame Marois. S'il avait été cohérent avec lui-même, il aurait gardé le cap. Sinon, qu'aurait-il proposé d'autre? Un référendum perdu d'avance sitôt élu?

Sur les questions linguistiques et identitaires, son «interculturalisme» est identique à la philosophie du très accommodant rapport Bouchard-Taylor.

Bref, si Madame Marois n'a pas modernisé le PQ comme je l'aurais souhaité, il m'est impossible de conclure que Monsieur Duceppe aurait même voulu le faire.

Les sondages qui montrent que le PQ ferait mieux avec Monsieur Duceppe sont probablement illusoires, car ils comparent une réalité, celle du leadership de Madame Marois, avec une situation hypothétique et idéalisée. La dernière fois que Monsieur Duceppe a affronté un électoral réel, on a vu le résultat.

Les problèmes du PQ dépassent la question du chef. Ils découlent du surplace du projet souverainiste et de l'incapacité à articuler un discours qui reflète les préoccupations concrètes de nos concitoyens.



 
 


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