René Lévesque et Robert Bourassa, les deux frères ennemis ont été élus, par sondage, les deux plus grands Premiers ministres de l'histoire du Québec. Lévesque, c'était le passionné, le social-démocrate et l'ardent défenseur des plus démunis. Bourassa c'était le rationnel pondéré, le libéral et le fervent développeur de l'économie. Ils représentent les deux faces du Québec.
Au total 29 hommes ont occupé la fonction de Premier ministre du Québec depuis la confédération soient 11 libéraux, 8 conservateurs, 5 unionistes et 5 péquistes. Les autres plus appréciés sont Jean Lesage, Lucien Bouchard, Jacques Parizeau, Jean Charest et Maurice Duplessis.
JE ME SOUVIENS
Les Québécois ont la mémoire courte ou l'enseignement de l'histoire fait gravement défaut au Québec. De fait, les Québécois préfèrent les premiers ministres les plus récents. Maurice Duplessis, élu PM à cinq reprises a connu le plus long règne (18 ans), mais n'a reçu que 2% de votes. Louis-Alexandre Taschereau, élu PM aussi à cinq reprises, a gouverné durant 16 ans, mais ne reçoit que 0,5%. Lomer Gouin est le plus mésestimé, avec cinq victoires électorales et 15 ans comme PM. Il n'a reçu aucun vote.
LE PARTI LIBÉRAL
Le Parti libéral a gouverné durant 79 ans soit plus que tous les autres partis réunis. Les conservateurs ont régné durant un peu moins de 22 ans au XIXe siècle et ont été écartés du pouvoir après l'affaire Riel. L'Union Nationale a gouverné durant près de 23 ans, à partir de 1936 pour s'éteindre dans les années 70, laissant la place au PQ qui a dirigé le Québec durant près de 18 ans. Le Parti libéral est depuis 100 ans le parti naturel de gouvernance au Québec. Seule une coalition des bleus nationalistes (conservateur, unioniste ou péquiste) est venue à bout du Parti libéral.
JEAN CHAREST
Jean Charest a gagné sa place parmi les meilleurs PM en étant élu à trois reprises et de façon consécutive, une première depuis Duplessis. Mais avec un maigre 3%, M. Charest n'est pas encore perçu comme l'un des grands Premiers ministres.
LÉGENDES
La politique est comme la course automobile. Il faut être le bon pilote, pendant la bonne année et dans la bonne écurie pour gagner. Prendre rapidement des décisions, travailler en équipe et négocier les virages est essentiel si l'on veut se maintenir en pôle position. Il faut plus qu'avoir les deux mains sur le volant pour gagner le coeur des Québécois.