Jacques Lanctôt

Chronique de Jacques Lanctôt

Agence QMI

En marge de la campagne électorale

En marge de la campagne électorale

Philippe CouillardPhoto Agence QMI, Toma Iczkovits

Les changements climatiques

On en parle beaucoup. Un chroniqueur radio-canadien est même allé, il y a deux ou trois jours, jusqu'à dire qu'on a beau parler de la souveraineté du Québec, si demain on ne peut plus respirer sur la planète, on ne pourra plus rien faire, ni même s'exprimer en français. Je veux bien adopter ce raisonnement catastrophique, mais selon les derniers sondages, il semble qu'une majorité de jeunes électeurs se soucient peu de l'environnement. Tout comme ils ne semblent pas se soucier de l'urgence de se débarrasser du parti de la corruption actuellement au pouvoir. Au contraire, selon les derniers sondages, ils seraient plutôt enclins à voter pour le Parti libéral du Québec. Des jeunes, qui sont normalement associés au changement, à la modernité, à la rupture avec le passé, accorderaient leurs votes aux candidats du statu quo et du néo-libéralisme. On aura tout vu.

Oyez oyez, le PLQ n'a plus rien à voir avec celui de Jean Lesage, de René Lévesque, de Paul Gérin-Lajoie, de François Aquin. Il est associé, encore aujourd'hui, à Jean Charest et aux scandales de corruption dénoncés lors de la Commission Charbonneau. Sérieusement, peut-on croire à la véracité de telles prises de position de la part de ces nouvelles générations qui vont bâtir le Québec de demain?

Et puis, catastrophe pour catastrophe, ne trouvez-vous pas que si on réussit finalement à respirer mieux dans ce monde en changement, il sera cependant tout aussi catastrophique si au Québec on ne réussit plus à vivre et travailler en français? Les deux me préoccupent et le combat pour notre identité et notre culture est inséparable du combat pour l'assainissement de la planète Terre. Mais si le parti indépendantiste n'en parle pas pendant la campagne électorale, il sera difficile de blâmer les électeurs de ne pas s'en préoccuper. Devra-t-on compter sur Québec solidaire pour faire la promotion de la souveraineté, lui qui est cependant assuré de ne pas former le futur gouvernement aux lendemains des élections?

Une promesse pleine de bon sens du Parti québécois : les cantines scolaires

Une chose m'avait étonné à mon retour au Québec après dix ans d'exil : les travailleurs emmenaient au travail leur boîte à lunch dont ils mangeaient le contenu bien souvent sur place le midi, c'est-à-dire sans quitter leur bureau, sans quitter leur atelier de travail, sans bouger. C'est donc dire que le repas n'est pas aussi une activité sociale mais bien la seule satisfaction d'un besoin élémentaire. Chacun pour soi. Où est le plaisir partagé? J'avais constaté que le policier de garde au poste où je suis demeuré pendant un jour ou deux mangeait son lunch, le midi ou le soir, assis à son poste de travail en écoutant une émission de télévision. Ça m'avait frappé et déçu. En France, où j'avais séjourné pendant près de cinq ans, chaque unité de travail a une cantine ou cafétéria assignée. On a ainsi le choix entre plusieurs repas chauds, et on mange en groupe, en parlant de tout et de rien, mais en socialisant et en partageant nos rires et déceptions.

La proposition du Parti québécois de faire en sorte que tous les écoliers aient accès à des repas santé à prix modique, est pleine de bon sens. Il était grandement temps qu'on se penche sur ce problème de la boîte à lunch à l'école. Les enfants seront assurés d'un repas chaud, préparés par des professionnels, et les parents seront soulagés. Finies les confections de lunchs avant d'aller dormir ou les préparations à la va-vite le matin, entre le bol de céréales, les rôties, le verre de lait et le café. On aura davantage de temps pour causer pendant le petit déjeuner. Papa est content. Vivement le 2 octobre.



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