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La chronique de Jacques Lanctôt

Quelques questions à propos de la grippe A (H1N1)

Agence QMI  Jacques Lanctôt
05/11/2009 13h18 

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La chronique de Jacques Lanctôt - Quelques questions à propos de la grippe A (H1N1)
 

Je veux bien qu’on se calme le pompon à propos de la grippe A (H1N1), mais il faudrait d’abord commencer par y voir clair, vous ne trouvez pas? Et qu’on nous dise les vraies choses.

D’abord, d’où vient l’appellation de la nouvelle grippe A? Appelée, au début de l’année, «grippe porcine» (vous vous en souvenez?), puis « grippe mexicaine », l’Organisation mondiale de la santé (OSM) a adopté, le 30 avril dernier, la terminologie officielle de «grippe A (H1N1)», désireuse de ne pas froisser les producteurs porcins.

Que signifie l’appellation H1N1? H, c’est pour hémagglutinine et N, pour neuraminidase, tandis que le chiffre 1 correspond au rang de ce virus. Il serait donc le plus vieux des virus depuis qu’on a commencé à les séquencer grâce à la biologie moderne qui n’existait pas en 1918. C’est donc le même virus qui a tué entre 20 et 50 millions de personnes en 1918 et qui est mieux connu sous le nom de «grippe espagnole». La lettre A, elle, c’est pour désigner la famille du virus de la grippe humaine.

Comment se fait-il alors que cette «nouvelle vieille» grippe soit revenue au premier plan, malgré tous les progrès de la science? C’est la question qu’on est en droit de se poser. Et pourquoi l’OMS lui a-t-elle donné l’appellation scientifique correspondant à la fameuse grippe espagnole de 1918? S’agit-il vraiment du même virus?

Une nouvelle passée inaperçue

Le 6 octobre 2005, on est parvenu à reconstituer le fameux virus de la grippe espagnole dans les laboratoires du Centre de prévention des épidémies d’Atlanta, aux États-Unis. Ce centre fonctionne sous la surveillance du ministère de la Justice et la recherche a été effectuée, entre autres, par le département de pathologie moléculaire de l’Institut de pathologie de l’armée américaine. C’est ce que révèle un article paru dans la très sérieuse revue Science (7 octobre 2005, vol. 310, no 5745): «Nous avons réussi à recréer le virus et nous avons effectué des tests afin de comprendre les propriétés biologiques qui ont fait que ce virus fut particulièrement mortel en 1918», affirme un des auteurs de l’article, le chercheur Terrence Tumpey.

Des tests sur quoi ou sur qui? Et à quelles fins? L’article ne le dit pas. On sait que les forces armées des États-Unis travaillent depuis des décennies à la fabrication de virus qui pourraient être utilisés à des fins militaires. Peut-on penser qu’il y aurait eu une « fuite » quelque part, qu’un cobaye se soit échappé ou que les vaccins testés sur des animaux de laboratoire infectés n’aient pas été probants? Peut-on parler de «risques contrôlés» alors qu’on appréhende aujourd’hui une pandémie de grippe... La question est posée et elle est sans réponse pour l’instant.

Et la méga-porcherie au Mexique?

Vous avez peut-être entendu parler, il y a plusieurs mois, de cette méga-porcherie de la ville de La Gloria au Mexique, propriété d’une multinationale américaine, Granjas Carroll, une coentreprise appartenant à la plus grande compagnie productrice de porcs au monde, Smithfield, et à son partenaire mexicain Agroindustrias Unidas de Mexico (AUM)? Un véritable cloaque à ciel ouvert, où sont stockés les carcasses et le lisier de millions de porcs qui contaminent le sol, l’eau et l’air, à tel point que les populations des alentours sont lourdement affectées, souffrent de problèmes gastriques et respiratoires, bref tous les symptômes de la grippe porcine. Il n’y a pas si longtemps, plus d’un pays avaient coupé leurs liaisons terrestres et aériennes avec le Mexique en raison du risque de propagation de la grippe mexicaine. Puis, ce fut le grand silence et le retour à la normalité, la Smithfield tentant de démentir tout lien entre ses porcheries et la grippe. Mais la question de la provenance de cette peste reste d’actualité.

Le gros bon sens

À quoi bon tenter de guérir et de vacciner des populations entières si la source de la contamination reste intacte? On tourne en rond et ça ne peut que profiter aux laboratoires qui fabriquent les vaccins, comme Baxter et Merck, lesquels ont même obtenu l’immunité juridique, au cas où...

Vous accepteriez, vous, de vous faire vacciner docilement, tout en sachant qu’à quelques rues de chez vous (une rue ou des milliers de kilomètres, ce n’est rien à l’heure des liaisons multiples et rapides), le possible foyer de contamination ne fait l’objet d’aucune mesure d’assainissement?

De là à penser que la vaccination massive fait l’affaire des puissants laboratoires qui produisent ces vaccins, il n’y a qu’un pas qu’on franchit en tout objectivité.




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