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Étude: La crise de la quarantaine, un mythe

Étude: La crise de la quarantaine, un mythe

L'étude s'est déroulée sur une période de 25 ans.Photo Fotolia

Les résultats d'une étude présentée cette semaine par une équipe de l'Université d'Alberta défie une idée bien ancrée selon laquelle la quarantaine apporte avec elle un passage à vide déclencheur d'achats impulsifs en tous genres: voiture, voyages et autres soins anti-âge...

Selon les résultats obtenus par l'équipe après 25 ans de recherches, le bonheur s'accentue légèrement à la fin de l'adolescence et au début de la vingtaine mais ne retombe pas forcément à la quarantaine.

Pour étudier le bonheur et observer les hauts et les bas de certains individus à différentes étapes de la vie, les chercheurs ont suivi deux groupes de participants.

Des personnes ont été suivis de 18 ans à 43 ans et un autre groupe de l'âge de 23 ans à celui de 37 ans.

À différents âges, les participants ont répondu à des questions telles que «Comment évalueriez-vous votre bonheur aujourd'hui?». Les participants avaient le choix entre plusieurs réponses, de «pas très heureux» à «très heureux». Les chercheurs n'ont pas donné de définition précise du bonheur aux participants.

Les résultats montrent qu'en quittant l'école et l'université, le bonheur s'accroît légèrement, et ce jusqu'à la trentaine, dans les deux groupes. Le bonheur n'est donc pas réservé aux plus jeunes. Un léger déclin est observé autour de 43 ans, seulement dans le groupe suivi à partir de 18 ans. Cela peut donc remettre donc en cause le concept de crise de la quarantaine.

D'autres facteurs influent bien évidemment sur le bonheur: le statut conjugal, le chômage, la santé, notamment.

«Si je suis divorcé, au chômage et que je suis en mauvaise santé à 43 ans, je ne serai pas plus heureux qu'à 18 ans», commente Nancy Galambos, qui compte parmi les auteurs de l'étude. «Il est important de reconnaître la diversité des expériences vécues par les individus au cours d'une vie».

Les chercheurs sont convaincus de l'importance de leurs résultats puisqu'il est bien connu que les personnes heureuses sont généralement en meilleure santé et jouissent d'une plus grande longévité. Le gouvernement canadien collecte même des informations sur le bonheur dans le cadre du sondage Enquête sociale générale effectué par Statistique Canada.

«Cela peut sembler banal, "être heureux", mais derrière cela, il y a des politiques qui façonnent la société», explique Harvey Krahn, autre co-auteur de l'étude. «Les implications sociales de cette étude sont à relier à l'élimination des facteurs de détresse tels que le chômage, la perte de son logement, les inégalités, le fait de devenir un réfugié, le crime, les addictions, autant de choses qui vous rendront malheureux, indépendamment de l'âge».

Ces résultats ont été publiés dans la revue Developmental Psychology.

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