Les plus grands tatoueurs de la planète réunis à Paris

Congrès en mars - Les plus grands tatoueurs de la planète réunis à Paris

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PARIS - Paris accueillera du 22 au 24 mars les plus grands tatoueurs de la planète qui viendront présenter leur art à un public de plus en plus séduit par cette peinture corporelle indélébile, qu'il s'agisse de célébrités ou d'anonymes.

De Bornéo à Pékin, en passant par New York, Londres, Moscou, Sydney, Tokyo ou Bangkok, 270 «Picasso, Gauguin, Monet du tatouage venus de tous les continents» seront réunis pendant trois jours au Centquatre, où ils présenteront leurs «modèles», dignes des plus grands peintres, lors de défilés, concours, et en exerçant leurs talents sur les amateurs, expliquent Tin-tin et Piero, deux tatoueurs français très connus dans leur milieu, organisateurs de la manifestation.

Parmi eux, Filip Leu, un Suisse qui a révolutionné la technique du tatouage japonais, les Américains Jack Rudy ou Paul Booth, tatoueur «gothique» qui a oeuvré sur nombre de stars du Métal, ou le Japonais Horiyoshi ainsi que d'autres célébrités du tatouage «dignes des plus grandes conventions qui se tiennent notamment à Londres et à New York», précisent les organisateurs.

Une place de choix sera réservée aux Français et aux femmes, «de plus en plus nombreuses à exercer cet art et ce métier reconnu comme tel aujourd'hui», soulignent-ils. Parmi elles: Alix Ge (France), Claudia De Sabe (Royaume Uni) ou Kari Barba (USA).

Les organisateurs attendent «au moins 10 000 personnes»

Selon un sondage, cités par les initiateurs de ce Mondial, 10% des Français sont tatoués aujourd'hui, dont 20% des 25-35 ans, et on compte environ 3500 tatoueurs professionnels rien qu'en France.

D'Angelina Jolie à Lady Gaga, en passant par Yannick Noah ou Johnny Hallyday, nombre de vedettes ont cédé à cette «empreinte» qui signifiait à l'origine la marque d'un rite de passage.

Du simple mot à l'étoile en passant par des tableaux de Jérôme Bosch ou des morceaux de la Chapelle Sixtine, rien n'arrête les artistes dont les styles vont de l'art le plus réaliste à celui le plus abstrait.

D'artisanales et parfois douteuses d'un point de vue sanitaire, les techniques ont considérablement évolué, intéressant les industriels de l'aiguille et des pigments colorés qui fournissent aujourd'hui du matériel très pointu, digne de la chirurgie, tandis que les codes d'hygiène sont eux aussi beaucoup plus stricts, comme le réclame la loi, selon Tin-tin, président du syndicat national des artistes tatoueurs.


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