Le 29 juillet 2014
CANOE.CA / HOMMES / SORTIES / Les soirées risquées du DJ Vincent Lemieux
Musique électronique - Les soirées risquées du DJ Vincent Lemieux
Photo Archives Agence QMI

Musique électronique

Les soirées risquées du DJ Vincent Lemieux

Katia Tobar | Canoe.ca  | 16 novembre 2012
 
 

Les Rencontres internationales du documentaire de Montréal se terminent le 18 novembre prochain, en compagnie du DJ et programmateur pour le festival de musique Mutek, Vincent Lemieux qui animera la soirée organisée à la cinémathèque à Montréal. Portrait de cet homme à l'origine des «soirées risquées» au Salon Daomé.

Vincent Lemieux est tombé dans la musique électronique par hasard. Alors qu'il assistait à une party rave, le DJ a eu une révélation pour ce type de musique créé dans les années 50 à partir de sons synthétiques.

«J'habitais à Québec à l'époque, je faisais de la natation, j'étais parti pour faire complètement autre chose», a-t-il expliqué. Le trentenaire a pourtant déménagé à Montréal. Il s'est équipé et a commencé à mixer à partir de vinyles, bien avant l'époque des téléchargements de mp3.

Vincent Lemieux a ensuite intégré le festival Mutek à sa deuxième année d'existence, en l'an 2000, avant de créer sa propre maison de disque, Musique risquée, avec sept autres personnes, dont son acolyte, le DJ Akufen, avec qui il codirige aujourd'hui la compagnie.

«On avait envie d'ajouter une touche d'humour à la musique électronique. C'est un milieu assez sérieux, très rigide, et on avait envie de rire de nous autres. On a voulu éclater tout ça et mélanger de la polka ou encore du jazz manouche avec de la techno».

L'électro autour du monde

L'expérience de Vincent Lemieux au festival Mutek lui a permis de faire le tour des capitales et de découvrir le monde de l'électro dans chacune de ces villes.

«Zurich est une ville vraiment agréable, à Berlin, ce ne sont pas ceux qui dansent le mieux, ce ne sont pas des Latins, mais là-bas, la musique électronique est presque de la musique d'ascenseur. Il est très difficile de se différencier tellement cette musique est présente. Alors qu'en Amérique du Nord, on écoute beaucoup de folk et de rock. La musique électronique est encore trop associée aux drogues et aux raves».

Par son implication au festival Mutek et par sa maison de disques, Vincent tente de déconstruire cette image. «La musique électronique est un style en soi, un art qui comporte plusieurs facettes».

Même si aujourd'hui, avec la démocratisation du matériel de mixage, la concurrence est rude et la qualité n'est pas toujours au rendez-vous.

«Tu peux avoir les meilleurs instruments du monde, mais n'avoir rien à dire. L'important c'est ce que tu transmets, peu importe le nombre de chansons que tu as téléchargées. Il faut faire vivre une expérience différente aux gens».

Si vous souhaitez tenter une nouvelle expérience musicale, Vincent est présent tous les mois au Salon Daomé pour l'organisation de ses « soirées risquées ». Prochain rendez-vous ce vendredi soir.

 
 

Dans Sorties

[an error occurred while processing this directive]

Dans Hommes

[an error occurred while processing this directive]
[an error occurred while processing this directive]

Chroniques

    [an error occurred while processing this directive]