Pour 75 personnes qui sont montées au 21e étage de la Tour BNP située au centre-ville de Montréal, il n'était pas question de redescendre par l'ascenseur. Elles ont plutôt opté pour le rappel.
L'activité Zone de chute en était à sa huitième édition et sert à amasser des fonds pour la Société des enfants handicapés du Québec.
Les participants avaient ensuite droit à une expérience riche en adrénaline : descendre la Tour BNP au bout d'un câble résistant à 10 000 lb de pression.
«Je suis extrêmement nerveux! a lancé un volontaire avant de disparaître sur la paroi de verre du gratte-ciel.»
Pour Stéphane Marceau, le temps s'égrenait trop lentement. «Je suis excité, a-t-il indiqué alors qu'un superviseur fixait les câbles à son harnais. Lorsque j'aurai les fesses dans le vide, là ce sera autre chose.»
Comme les années précédentes, il fallait avoir le goût du risque. Une fois solidement attachés par une équipe de professionnels, les néophytes de l'escalade avaient une pleine vue sur le vide: 73 mètres ( 240 pi ).
Au total, c'est entre 10 et 30 minutes d'adrénaline que promettait la descente en fonction de l'agilité du participant.
Chaque alpiniste d'un jour devait se vêtir d'un costume de super héros.Superman, Green Lantern, Batman, l'imagination ne manquait pas sur le toit de l'édifice.
Ève Therrien a terminé son costume la veille : près de 50 heures de travail. «Je n'ai pas de machine à coudre. C'est tout fait à la main. Je faisais ça en écoutant des films», a-t-elle dit en montrant fièrement le costume.
Jean Charland portait quant à lui un nez de clown, au bonheur de ses collègues moqueurs.
«C'est un record de participation. On va toujours en augmentant d'année en année», a expliqué Carole Desjardins à propos du succès grandissant de Zone de chute.
En 2012, c'est 125 000 $ que la journée d'escalade urbaine a permis d'amasser. Cette somme donnera la chance à plus de 80 enfants de se rendre au Camp Papillon, des vacances bien méritées.
Exceptionnellement, l'activité s'est étendue jusqu'en soirée, signe de la popularité grandissante de l'évènement.
«C'est presque devenu un party de famille, a souligné l'organisatrice. On a du monde qui vient d'Ottawa ou de Rouyn. C'est la fête. On s'amuse !»
La Tour BNP est le troisième gratte-ciel visé par Zone de chute depuis sa création.