L’automne arrive et quoi de mieux qu’une randonnée en forêt pour apprécier la nouvelle saison et ses changements de couleurs? Et pourquoi ne pas vous aventurer dans des lieux autrefois inaccessibles afin de découvrir des points de vue à couper le souffle et encore vierges de toute trace humaine.
La Via Ferrata, implantée au Québec depuis 2005, est une activité alliant la randonnée et l’escalade, ajoutant ainsi un défi sportif aux randonnées habituelles. Équipés d’un casque, d’un harnais et de mousquetons, les randonneurs, accompagnés d'un guide, partent à la découverte des parois rocheuses du Québec en suivant une «ligne de vie», un câble en acier fixé à la paroi, auquel sont accrochés les mousquetons.
La randonnée plus exigeante permet de se rendre dans des lieux impraticables sans équipements, et la récompense se trouve souvent au bout de l’effort, avec la découverte de paysages hors du commun.
Et quoi de plus exceptionnel qu’une sortie sous la pleine lune? Le Parc Aventure Cap Jaseux, où a été installé le premier parcours professionnel de Via Ferrata sur le continent américain, propose depuis cette année une virée de Via Ferrata au-dessus du Fjord du Saguenay, sous la pleine lune. Les prochaines sorties sont prévues pour les 28, 29 et 30 septembre. Lampes frontales éteintes, la pleine lune pour seule guide, le défi est décuplé par la recherche de prises naturelles. La vue est remplacée par les autres sens, dont le toucher utilisé de façon optimale. Les sensations qui en résultent sont uniques.
Pour cette activité, le parc vise un public de jeunes adultes pour profiter de «l’atmosphère de tranquillité et du cadre romantique qui s’installe sur les bords du Fjord», explique Wade Gapes, directeur des opérations du Parc Aventures Cap Jaseux.
Seules limites pour ceux qui sentiraient naître en eux l’âme d’un aventurier, la forme physique et le vertige, «même si un petit vertige pourrait être vaincu par une telle expérience», ajoute M. Gapes.

Pour Jacques Hébert, le point fort de la Via Ferrata est que l’activité est «accessible à un plus grand nombre de personnes que l’escalade qui s’adresse à un tout petit pourcentage de la population. C’est également un tourisme qui fait la promotion de la nature».
On fait remonter les origines de la Via Ferrata (chemin de fer), en Italie, en 1836. Les militaires utilisaient cette méthode afin que les troupes armées se déplacent dans les zones montagneuses, a raconté Jacques Hébert. Un équipement était installé sur les falaises afin que les militaires protègent les frontières italiennes.
«Par la suite, les parcours installés sur les parois rocheuses sont utilisés pour entretenir les refuges alpins. L’activité sera ouverte au grand public au début des années 90 avec l’avènement du tourisme de plein air», a ajouté l’entrepreneur.
Les prochaines pistes de Via Ferrata seront construites au niveau des Chutes du Montmorency et au Parc national des Grands-Jardins, dans Charlevoix, a révélé M. Hébert.
Le coût estimé pour cette activité varie entre 35 et 40 $ par personne.