Sexe anal: défaire les mythes

Sexualité - Sexe anal: défaire les mythes

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Marie-Josée Richard

Dernière mise à jour: 11-02-2013 | 10h27

Encore tabou, le sexe anal? Peut-être, mais les conférences sur le sujet, lors du Salon de l'Amour et de la Séduction de Montréal le mois dernier, ont fait salle comble. Des masses de curieux - de tous les âges de surcroît - voulaient en savoir plus!

La conférencière et propriétaire de la boutique érotique Good for her, Carlyle Janson, a brisé la glace avec humour: «Quand un homme me dit: veux-tu du sexe anal, oui que je lui dis, penche-toi!» Et voici qu'un premier tabou s'envolait en éclat: même au sein d'un couple hétéro, l'homme peut aussi se faire mettre! «Tout le monde a un anus!» s'est-elle défendue. Pas coincée, vous dites?

Démystifier la «chose»

Continuant sur cette lancée, Mme Janson s'est ensuite attaquée à quatre mythes persistants à propos de la sodomie. Le premier? «Ça fait mal!» À ceci, Mme Janson de répondre: «Il y a des trucs pour s'assurer que ce ne soit pas le cas!» Pour elle, si l'on y va lentement et si l'on suit ses suggestions pour débuter: que des sensations agréables à découvrir!

Un deuxième obstacle fréquemment évoqué: «Ça cause des hémorroïdes, ça déchire les tissus, on finit par devoir porter des couches!» À cela, la dame réfute: «Pas du tout! Les hémorroïdes ont plusieurs causes: le stress, des selles trop dures, se retenir pour aller aux toilettes (pour un numéro 2)... et si on pratique du sexe anal sans prendre son temps!»

Tertio, le sexe anal serait réservé aux homosexuels. «Saviez-vous que 35% des hommes hétéro aiment la stimulation de leur anus? a-t-elle lancé. Ça ne change pas ton orientation si tu le pratiques le sexe anal! Il n'y a pas juste les homos qui aiment ça et qui le font.»

Finalement, elle s'est attaquée au mythe lié aux dangers accrus de maladies sexuelles. Effectivement, selon l'Agence canadienne de santé publique, «le sexe anal sans protection présente un risque très élevé d'infection à VIH». Or, le port du condom diminue grandement les risques.

Toujours frileux à l'idée? L'ACSP propose aussi d'«essayer d'autres activités moins dangereuses que le sexe anal, comme l'anilinctus (stimulation anale avec la bouche ou la langue), la pénétration manuelle ou digitale ou encore l'utilisation de jouets érotiques (nettoyés ou non partagés)».

Qui plus est, «la stimulation de la prostate est saine, elle pourrait t'éviter d'avoir des problèmes plus tard dans la vie!» targue la dame, s'adressant aux hommes dans la salle et faisant référence au cancer de la prostate.

Suite: Sexe anal: comment s’y prendre


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