La vitrine d'une boutique érotique sème la controverse

Ottawa - La vitrine d'une boutique érotique sème la controverse

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Denis Armstrong

OTTAWA - La vitrine d'une boutique érotique présentant des poupées miniatures de Barbie et Ken dans des positions sexuellement explicites a contrarié certains habitants du centre-ville d'Ottawa.

La boutique Wicked Wanda's Adult Emporium a dévoilé sa vitrine de Noël depuis moins d'une semaine et la population est déjà divisée sur ce qui est obscène ou autorisé en public.

La vitrine présente une douzaine de poupées miniatures dans diverses positions inspirées des romans érotiques à succès Fifty Shades of Gray, comprenant diverses combinaisons telles que Ken avec Barbie, Ken avec Ken et Barbie avec Barbie, ayant des rapports sexuels oraux et anaux, entre autres.

Bien que la vitrine ne contienne aucune nudité (et les poupées ne possèdent même pas de parties génitales), la vitrine est aussi osée et radicale que peuvent l'être des poupées.
Mais ce qui gêne une résidente du quartier, Shannon Lee Mannion, est l'effet que cela pourrait avoir sur de jeunes enfants.

«Le magasin est allé trop loin, a-t-elle dit. Il y a d'autres boutiques érotiques dans le quartier qui ne montrent pas le sexe, car il y a des normes de décence. C'est Noël et les enfants veulent faire du lèche-vitrine. Je suis préoccupée que nous exposions des enfants à des actes de nature sexuelle qu'ils ne devraient pas voir.»

Mme Mannion a dit s'être plainte officiellement auprès du magasin, de la police, de la conseillère municipale Diane Holmes et de l'association des résidents du quartier, mais rien n'a été fait jusqu'à présent, car tout le monde n'est pas d'accord sur le fait que la vitrine serait de nature pornographique.


«Nous sommes une boutique érotique dans le quartier gai, alors les normes au sein de la collectivité vont être différentes ici», a dit la gérante du magasin, Mel Lockhart.

À la suite de la controverse, la vitrine a été modifiée mercredi. «Puisque des gens étaient offusqués, nous avons voulu répondre aux besoins de la collectivité et nous avons couvert [les poupées dans] notre vitrine, mais nous ne l'avons pas changée», a dit Portia Young, membre du personnel du magasin.


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