La galanterie ne semble pas morte: 88% des hommes affirment payer l'intégralité de l'addition au restaurant lors d'un rendez-vous, selon un sondage.
Dans le détail, les seniors sont plus enclins à payer l'addition que les 18-24 ans, selon ce sondage Ifop, mené pour Restopolitan, et publié mardi 18 septembre. 33% des jeunes paient l'intégralité de la note, 33% la partagent et 34% se laissent inviter.
La catégorie professionnelle fait également ressortir des différences. Les ouvriers et les cadres indiquent payer la totalité de l'addition (respectivement 60% et 54%) tandis que seuls 31% des employés précisent le faire aussi.
Parfois les mauvaises surprises sont de mise. Une personne sur trois a déjà été obligée de payer l'addition alors qu'elle était invitée à l'origine. Plus du tiers des femmes soulignent avoir déjà été confrontées à un tel souci (38%).
Certains n'hésitent pas à demander à l'autre de partager le paiement (17%). 20%, plus fourbes, ont déjà prétendu qu'ils allaient payer la note alors qu'ils n'en avaient pas l'intention. Les femmes (24%) sont plus concernées que les hommes (14%).
Et si l'addition peut être source de conflit, d'autres petits points noirs peuvent entâcher un repas en tête-à-tête. 37% des sondés réprouvent la consultation du téléphone portable en plein repas, contre seulement 20% qui s'agacent lorsque leur accompagnant répond au téléphone.
Une personne sur trois s'offusque aussi si l'autre ne sait pas manger proprement. Une sur cinq désapprouve qu'on parle au serveur ou qu'on flirte avec.
Enfin, le choix du restaurant peut avoir un impact sur le reste de la soirée (41%). Quand ce sont eux qui invitent, 39% des interviewés reconnaissent ajuster le choix du restaurant en fonction de leurs chances d'aller plus loin dans la relation (les hommes étant plus nombreux 45%).
Cette enquête a été réalisée du 27 au 29 août 2012, auprès d'un échantillon de 1 005 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l'échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d'agglomération.