Triathlon d'hiver: Éric Lucas prêche par l'exemple

Activité

Photo Philippe-Olivier Contant / Agence QMI


Etienne Bouchard

MONTRÉAL - Porte-parole pour le septième Triathlon d'hiver au profit de la Fondation du CHU Sainte-Justine, prévu vendredi au parc Maisonneuve, l'ancien boxeur Éric Lucas veut inciter encore plus le public, et particulièrement les jeunes, à pratiquer des activités physiques par le biais de son implication.

En dépit de son retrait de la compétition, l'homme de 41 ans ayant disputé son dernier combat en mai 2010 n'est pas demeuré sur son sofa à manger du maïs soufflé et à consommer de la bière, bien au contraire. À ses yeux, il est primordial de bouger, ne serait-ce qu'une quinzaine de minutes par jour. Et l'événement qu'il appuie depuis maintenant trois ans constitue une belle occasion de se délier les muscles et les jambes, tout en soutenant une cause noble.

«La forme physique est très importante. Parfois, on pense qu'il faut de gros exercices pour arriver au but. Pourtant, seulement 20 ou 30 minutes par jour, ça fait toute la différence. Une marche dehors est juste assez, a-t-il déclaré durant une entrevue téléphonique, jeudi.

«On n'est pas toujours obligé de s'entraîner 45 minutes. Il faut le faire régulièrement. Si tu patientes trop, il sera peut-être un jour trop tard.»

«Les adultes attendent souvent d'avoir un surplus de poids avant de faire de l'exercice, mais plus le retard est grand, plus c'est difficile de rattraper le temps perdu.»

Aussi, Lucas se sent interpellé par cet enjeu, d'autant plus qu'il est père de deux filles. D'ailleurs, l'aînée de celles-ci célébrera son 15e anniversaire de naissance cet été et l'ex-pugiliste ne se fait pas prier pour lui donner tous les conseils nécessaires.

«L'activité physique commence à la maison, surtout qu'aujourd'hui, les jeunes ont tendance à s'inscrire moins qu'avant dans les équipes sportives. Il faut montrer aux enfants de bonnes habitudes de vie, leur inculquer des valeurs. Je m'en rends compte avec ma fille qui a commencé à s'entraîner», a ajouté celui qui prêche par l'exemple depuis plusieurs mois.

Enfin, il n'y a aucun doute que le sport et la bonne condition physique font partie de la vie quotidienne de Lucas depuis sa jeunesse. Certes, ces habitudes lui ont permis d'améliorer sa qualité de vie et de se sentir mieux dans sa peau.

«Plus jeune, j'étais sportif. J'ai commencé à jouer au hockey à l'âge de 4 ans. Plus tard, il y a eu le baseball et la boxe, à 11 ans. Ça m'a beaucoup aidé», a-t-il spécifié.

Pour l'amour des enfants

Habitué à suer sang et eau pour des titres mondiaux dans l'arène, le Québécois se bat désormais pour les plus jeunes. Il juge indispensable son appui à la cause de la Fondation CHU Sainte-Justine.

«Je le fais par amour des enfants. La cause est bonne et motivante. Nous sommes chanceux d'avoir l'Hôpital Sainte-Justine au Québec et il est important d'aider la recherche contre les maladies, entre autres celles du cerveau», a-t-il indiqué, insistant sur le caractère ludique du Triathlon qui devrait attirer entre 400 et 500 personnes au parc Maisonneuve, dont environ 80 équipes de quatre personnes.

Pour les intéressés, l'activité qui s'entamera à 13h promet d'être remplie d'action. Les participants de tous les âges devront effectuer 7 km de patinage, 13,5 km de ski, incluant 8,1 en style «patin», et 6 km de course à pied. Même si certains ont l'esprit de compétition bien ancré en eux, les vainqueurs seront ceux ayant récolté le plus d'argent, l'objectif global étant de 525 000$.

Par contre, il reste que les véritables gagnants seront les enfants de l'Hôpital Sainte-Justine.


Vidéos

Photos