L'ultimate: plus que du frisbee

Portrait

Photos Michel Windsor et Antoine Saucier

Marie-Claude Forest

Mikaël Lacombe est un sportif de 24 ans, qui vit de sa passion : l'ultimate. En plus de s'entraîner de façon intensive à ce sport d'équipe qui se pratique à l'année par plus de 6000 joueurs au Québec, il est nouvellement directeur général de l'Association de Ultimate de Montréal. Il rédige aussi un blogue titré éloquemment : Passion Ultimate.

C'est en 2004 que notre athlète, alors au secondaire, fait un premier pas dans la ligue junior d'ultimate de l'Estrie et découvre ce sport qui s'est inspiré des règlements du soccer, du football et du basketball.

«L'ultimate se joue sur un terrain rectangulaire, il y a deux zones de buts délimitées par des cônes avec un disque-volant (frisbee est une marque de commerce au même titre que kleenex). L'objectif principal est de faire une passe à ses coéquipiers à travers la zone de but. Lorsqu'on a le frisbee, on ne peut plus courir et on doit faire la passe», explique Mikaël qui insiste sur l'importance d'accomplir des jeux stratégiques afin d'accumuler des points.

«Dans une même séquence, on peut autant être lanceur, receveur ou être en défensive. On apprend différentes tactiques en un seul et même point, précise cet athlète qui ajoute avoir un talent spécial pour les lancers. On attribue tout de même des positions aux joueurs selon leurs forces. Par exemple, une fois que j'ai lancé, je me retrouve dans la position de receveur et vice-versa. Une fois ma manœuvre faite, je me positionne pour faire avancer mon équipe » complète celui qui évolue au sein des Méphisto, une équipe de la division Open compétitive de Montréal.

Méconnaissance du sport

Bien que l'intérêt pour ce sport ne fait que s'intensifier, il reste encore certains mythes à mettre au tapis. «Parfois, les gens croient que ça se joue avec un chien puisqu'il est question d'un disque-volant», avoue-t-il avec un sourire dans la voix.

L'ultimate est autoarbitré. C'est au joueur de connaître et d'appliquer les règles. Pour un néophyte, cette réalité rime avec désordre, mais pas pour un pro comme Mikaël : «Si une faute arrive, il y a une discussion. On peut l'accepter ou la contester. Nous avons une charte des évènements pour simplifier les conclusions et allez de l'avant. Ça ajoute beaucoup de respect entre les joueurs».

L'ultimate est une discipline à part entière qui a, en plus des tournois, des championnats internationaux autant au Québec, au Japon qu'aux États-Unis. Après neuf ans aux championnats nationaux, l'athlète originaire de Sherbrooke souhaite se rendre en Italie, en 2014, pour les championnats du monde avec son équipe les Méphisto.

Pour y arriver, la discipline est de mise. «On demande aux joueurs de faire deux pratiques par semaine, en plus des entraînements en salle. Participer à près de cinq tournois au courant de l'été à travers le Québec, le Canada et les États-Unis», explique le sportif.

Selon le jeune homme, le Québec se place très bien sur la scène mondiale. En plus de tenir deux importants tournois en territoire provincial, la meilleure équipe du Québec, l'Odyssée de Montréal, s'est classée sixième en Amérique du Nord, à Sarasota aux États-Unis, en 2012.

Et en ce qui concerne la relève, elle est déjà bien assurée. Des bénévoles, fervents du sport, visitent les jeunes du primaire et du secondaire pour leur faire découvrir l'ultimate et l'intérêt y est. Car, si vous désirez jouer pour le plaisir dans une ligue junior ou amicale, vous devez vous procurer qu'une paire de souliers à crampons... et un disque-volant! C'est aussi simple que ça.


Pour plus d'informations:

AUM - Association de Ultimate de Montréal
Passion Ultimate
Fédération québécoise d'ultimate

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