Solutions à la dysfonction érectile et l'incontinence

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Emmanuelle Gril

Chaque jour, 73 hommes au pays reçoivent un diagnostic de cancer de la prostate, et annuellement, 4000 Canadiens en mourront. Heureusement, il existe des traitements pour venir à bout de ce cancer qui est le plus diagnostiqué chez les hommes canadiens. En revanche, il arrive que ces traitements causent incontinence et dysfonction érectile chez les patients. Petit aperçu des traitements possibles.

Quand le désir tombe en panne...

Selon l'American Medical Systems, la dysfonction érectile touche 94 millions d'hommes à travers le monde, dont 65 % des hommes de plus de 65 ans.

Cette «panne de désir» peut avoir plusieurs causes, aussi bien physiques que psychologiques, mais les traitements pour le cancer de la prostate ont aussi un impact majeur sur l'érection masculine.

Ainsi, en cas d'ablation de la prostate, les nerfs érectiles pourront avoir été endommagés, ou bien ceux-ci auront été totalement retirés par le chirurgien, car ils se trouvaient trop près de la tumeur.

Si le premier traitement à considérer en cas de dysfonction érectile est la consultation d'un sexologue, on peut aussi avoir recours à d'autres solutions. «Les médicaments comme le Viagra, le Cialis, le Levitra sont souvent utilisés», explique le Dr Jacques Corcos, urologue à l'Hôpital général Juif de Montréal.

«Selon l'âge du patient et la fréquence des relations sexuelles, on peut les prendre ponctuellement ou à plus petites doses, mais de façon continue. C'est très efficace chez la majorité des patients, mais attention, ce n'est pas magique pour autant!», ajoute-t-il.

En effet, ce n'est pas une «switch» que l'on peut mettre à «on» ou à «off», il faut une certaine préparation, se mettre dans l'ambiance... Par ailleurs, ces médicaments peuvent avoir des effets secondaires, comme des maux de tête et de la difficulté à digérer.

Autre possibilité : l'injection intracaverneuse. Dans ce cas de figure, le patient (ou sa partenaire) effectue une piqûre dans le pénis, dans les corps caverneux, une demi-heure avant la relation sexuelle souhaitée. «Cela produit une érection prolongée qui peut durer deux à trois heures», précise le Dr Corcos.

Enfin, on peut aussi envisager la prothèse pénienne (implant gonflable), c'est-à-dire un tube introduit dans le pénis par opération chirurgicale. On gonfle ce tube à l'aide d'une pompe avant le rapport sexuel, et on le dégonfle ensuite.

Chaque implant est composé d'un réservoir inséré dans l'abdomen, d'une pompe placée dans les testicules et d'une paire de cylindres implantés dans le pénis. Le système complet est caché dans le corps et n'est pas visible de l'extérieur.


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