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Le «complexe d'Adonis» - Les complexes physiques des hommes en 2012
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Le «complexe d'Adonis»

Les complexes physiques des hommes en 2012

Dino Masson, B.Sc. Kinésiologue | Canoe.ca  | 27 septembre 2012
 

On croit à tort que les hommes n’ont pas de complexes physiques. Or, eux aussi peuvent vivre ces angoisses que l’on pense uniquement féminines. D’ailleurs, près de la moitié des hommes américains seraient insatisfaits de leur corps, une proportion qui a doublé depuis les années 1970.

De la même façon que beaucoup de femmes souhaitent atteindre un «corps parfait», il en va de même pour les hommes, qui veulent être musclés, minces et toniques.

Parfois, cela dérape. Ainsi, le «complexe d'Adonis» est un trouble de santé mentale qui survient principalement chez les hommes. La personne atteinte pense que ses muscles sont trop petits, alors que dans les faits ils sont forts et bien développés.

Sans aller jusqu’au problème de santé mentale, les hommes qui ressentent la pression d'être «parfaits» sont plus susceptibles de s’entraîner de façon trop intensive, de se raser excessivement, d’abuser des suppléments alimentaires, d’utiliser des stéroïdes, d'éprouver de l'anxiété ou de faire une dépression. Très souvent, les troubles alimentaires se mettent aussi de la partie, notamment l'anorexie et la boulimie. Les hommes ont généralement honte de parler de ce genre de difficulté, et ont également moins tendance à aller chercher de l’aide.

Pour faire la lumière sur ce problème qui est souvent considéré comme tabou, nous avons interrogé deux hommes adeptes de l’entraînement. Jonathan Mancini est champion de bodybuilding dans la catégorie «Homme junior lourd» au Championnat 2010 du Québec de l’Ouest. Quant à lui, Laurent a un physique bien supérieur à la moyenne et est un adepte de l’entraînement en salle. Il ne fait pas de compétition.

1. Pourquoi vous entraînez-vous?

Jonathan: Je m’entraîne pour être physiquement et mentalement en forme, mais aussi pour avoir un physique attrayant visuellement.

Laurent: Pour moi, l'entraînement constitue un hommage au corps humain et à sa résilience; on l'expose à un stress et on observe (ou non) l'adaptation qui en résulte. L'entraînement c'est la possibilité de progression et pour moi progression signifie dépassement. De plus, l'entraînement me rend humble en me montrant que mon corps aura toujours le dernier mot.

L’avis du kinésiologue: Le culte du corps existait déjà dans la mythologie grecque. Héraclès est considéré comme «l’ancêtre» des bodybuilders. Eugene Sandow est le précurseur du bodybuilding moderne.

2. L’entraînement est-il important pour vous? Combien de fois vous entraînez-vous par semaine?

Jonathan: L’entraînement est très important pour moi. Cela peut sembler fou, mais j'ai parfois placé l’entraînement avant toute autre chose dans ma vie personnelle.

Laurent: L'entraînement fait partie d'un ensemble de choses qui sont importantes dans ma vie. C'est plutôt l'harmonie entre l'entraînement et les autres sphères de ma vie qui importe. Pour moi, l'entraînement doit être un plaisir avant tout, jamais une obligation. Actuellement, je m'entraîne quatre fois par semaine.

L’avis du kinésiologue: Il faut compter environ 300 minutes d’activité physique par semaine pour obtenir les meilleurs résultats sur le plan physique. Quatre fois par semaine, à raison d’une heure par entraînement représente 240 minutes d’exercice, soit un peu en-dessous des recommandations.

Lire la suite: Comment réagissez-vous si votre performance est moins bonne?

 

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