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Pierre Lavoie

Chercher le meilleur

François-Olivier Thibault | Canoe.ca  | 21 août 2012
 
 

Alors que le Mont-Tremblant inaugurait son tout premier Ironman en fin de semaine, Pierre Lavoie célébrait quant à lui sa 30e course du genre en franchissant la ligne d'arrivée au 9e rang avec un chrono de 9:20,29.

À 49 ans, le symbole québécois de l'activité physique et co-fondateur du Grand défi Pierre Lavoie arrive encore à jouer du coude avec les professionnels et les jeunes têtes d'affiches de cette épreuve parmi les plus difficiles au monde. Est-ce une question d'entraînement, de génétique ou de personnalité?

«Après 30 Ironmans, on sait comment se préparer, on commet beaucoup moins d'erreurs et on ne panique pas quand la situation se dégrade. Dans les sports d'endurance, souvent on va compenser avec l'expérience», explique-t-il.

Horaire d'un homme de fer

Huit semaines avant le jour J, Pierre Lavoie augmente les heures de ses sorties en course, en vélo et en natation, pour totaliser environ 20 heures par semaine. Il ponctue ses entraînements de compétitions régulières sur de courtes distances, ce qui lui permet de travailler en vitesse. Sans oublier le plus important des organes: le cerveau.

«En faisant des compétitions, tu gardes ton cerveau très actif et très alerte, et ça t'aide à performer. Le jour de la course, tu vas avoir une combinaison de vitesse et d'endurance, qui te permet de faire le meilleur temps possible.»

Bien entendu, être un homme de fer, c'est un travail au moins à temps partiel toute l'année: les quelques six heures de course à pied par semaine l'automne font place, l'hiver venu, à autant d'heures de ski de fond et à une dizaine de compétitions dans les pistes de sa région, le Saguenay. Au printemps, c'est en vélo qu'il parcourt les routes qui longent le fjord, de 12 à 15 heures par semaine, en vue des 1000 kilomètres qui l'attendent dans le cadre du Grand défi à la fin juin. À la fin de la saison, c'est environ 10 000 kilomètres que sa monture aura affrontés.

«Les athlètes qui font des Ironmans sont des gens un peu déséquilibrés. Quand on les regardes aller, on est un petit peu étourdi.»

Une question de tempérament

«C'est sûr qu'il y a la génétique, mais c'est surtout d'accepter de souffrir. Si je te dis de faire 5 kilomètres, tu peux les marcher ou tu peux les courir à fond, et ce ne seront pas les mêmes 5 kilomètres.» Et si ces athlètes sont prêts à continuer à courir, malgré la fatigue, les crampes et les ampoules aux pieds, c'est pour traverser la ligne en premier.

«Le côté compétitif, j'adore ça. C'est là qu'on va chercher le meilleur des gens, dans le sport et dans la vie.»

S'il avoue vouloir prendre une pause prochainement, il sait toutefois que le Ironman fera toujours partie de sa vie, et souhaite que son expérience puisse aider d'autres à se dépasser.

«Peut-être que mon prochain Ironman, je ne le ferai pas pour moi, mais peut-être pour un autre. C'est pour ça que je pense que, oui, probablement qu'un jour, je vais franchir la ligne de mon 50e Ironman.»

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