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Combat pancanadien - Tous pour la prostate!
Photos: Agence QMI

Combat pancanadien

Tous pour la prostate!

Cynthia Laflamme | Agence QMI  | 26 juillet 2012
 
 

Plusieurs centres de recherches sur le cancer de la prostate unissent leurs efforts afin de trouver une solution pour le traitement de ce cancer, le plus diagnostiqué chez les hommes au pays, mais qui n'a pas la même virulence d'un patient à l'autre.

«C'est la première fois, au Canada, qu'il y a un aussi grand effort de réunir les meilleurs centres au pays en recherche sur le cancer de la prostate pour travailler ensemble», a déclaré Dr Fred Saad, titulaire de la Chaire de recherche en cancer de la prostate de l'Université de Montréal.

Le but de cette alliance est de fournir de meilleurs outils, dont de nouveaux biomarqueurs plus efficaces, pour traiter et contrôler la maladie. Les biomarqueurs peuvent aider à déterminer quels types de cancer de la prostate doivent être traités immédiatement ou non et à prédire quels patients risquent de faire une rechute. Le cancer de la prostate est la troisième cause de mortalité liée au cancer chez les Canadiens. Un homme sur 28 va en mourir et un homme sur sept est diagnostiqué, a indiqué Dr Saad. Or, beaucoup d'hommes n'ont peut-être pas besoin d'être traités, croit le chercheur.

Pancanadien

Le nouveau Réseau canadien des biomarqueurs du cancer de la prostate a reçu un financement de 4 millions $ de l'Institut de recherche Terry Fox, dont 550 000$ provient du Partenariat canadien contre le cancer. Le réseau réunit des chercheurs et des cliniciens du Québec, de l'Ontario et de la Colombie-Britannique.

«On va élaborer sur plus de 2000 cas avec des suivis, a expliqué Dr Saad. On sait ce qui est arrivé aux patients [diagnostiqués il y a cinq ans ou plus]. C'est notre défi, dans les quatre prochaines années, d'arriver avec des réponses.» Tous les spécimens sont approuvés par un comité d'éthique et les 2000 patients signent un consentement.

Espoir

La clé, cette fois, est le travail d'équipe.

«Ça fait plus de 15 ans qu'on travaille pour identifier des biomarqueurs qui peuvent nous aider à prendre de meilleures décisions, a indiqué Dr Saad. Ce qui est unique, c'est que c'est la première fois, au Canada, qu'il y a un aussi grand effort de réunir les meilleurs centres au Canada en recherche sur le cancer de la prostate pour travailler ensemble.»

Actuellement, le traitement du cancer est agressif, par chirurgie, thérapie ou radiothérapie, même si le patient n'en a pas besoin.

Si les recherches précédentes n'ont pas été un succès, c'est parce que les chercheurs n'ont pas fait équipe, selon Dr Saad.

«L'erreur c'est qu'on va sur une piste, travaille en silo, on cherche sur un petit échantillonnage, ça a l'air intéressant, on continue sur la même veine, a-t-il expliqué. Ce qu'on a comme opportunité, c'est d'étudier des biomarqueurs pour savoir rapidement si ça vaut la peine de continuer ou de passer à autre chose.»

Les médecins et chercheurs ont donc un grand espoir que ces recherches mèneront à un résultat positif pour l'avenir.

 
 

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