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Le ju-jitsu brésilien - L'antichambre des combats ultimes
Photos: David Nathan

Le ju-jitsu brésilien

L'antichambre des combats ultimes

David Nathan | Canoe.ca  | 28 juin 2012
 
 

Le 31 décembre 2004 a marqué pour toujours l'histoire des sports de combat. Sur le papier, l'affrontement semblait pour le moins déséquilibré. À gauche, le sumo Yokozuna Akebono, un joli «bébé» de 484 livres et véritable Dieu vivant de ce sport au Japon ; il a atteint le grade de yokozuna («champion suprême»), le plus élevé dans la hiérarchie du sumo. À droite dans son kimono, Royce Gracie, champion de Ju-Jitsu brésilien semble bien chétif avec ses 179 livres. Pourtant, moins de trois minutes après le début de combat passé à la postérité, le ju-jitsuka aura eu raison de son pesant adversaire grâce à une clé à l'épaule.

Le ju-jitsu brésilien, qui a été incarné, initiée et popularisée par la famille brésilienne Gracie a prouvé à plusieurs reprise son efficacité et est devenu au fil des ans de plus en plus populaire. Les champions issus de ce sport ont dominé les combats mixtes (où des pratiquants de différents arts martiaux s'affrontent) de type UFC (Ultimate Fighting Championship).

Pour Fabio Hollanda, ceinture noire de ju-jitsu et directeur de l'école Brazilian Top Team de Montréal où s'entraînent notamment les combattants ultimes George St-Pierre et Patrick Côté, la raison est évidente. «Le ju-jitsu brésilien domine les autres sports de combat car c'est un sport qui vous apprend essentiellement à vous battre au sol, qui est la façon dont la plupart des combats se terminent dans la vraie vie. S'il y a des coups de pieds et de poings au début, très vite les adversaires s'empoignent et se retrouvent dans une position de lutte au sol, et dans ce cas de figure, le ju-jitsu dispose de toute une gamme de techniques pour conclure le combat comme les étranglements ou les clés articulaires».

Un sport efficace pour les combats ultimes? Rien d'étonnant à voir donc dans les cours de Fabio Holanda un certain Patrick Côté, un des meilleurs combattants ultimes de sa catégorie. «Je viens de la boxe, du kickboxing et de la lutte, des sports où l'on combat essentiellement debout, explique le sportif qui se prépare actuellement à un combat dans le championnat UFC (7 juillet). Le ju-jitsu brésilien me permet de maîtriser le combat une fois que je suis au sol. Aujourd'hui la plupart des combattants doivent maitriser des techniques de ju-jitsu s'ils veulent avoir une chance de victoire».

Selon Fabio Holanda, ce sport connaît un engouement de plus en plus important, notamment grâce à la popularité des combats de l'UFC. «Quand j'ai ouvert l'école à Montréal il y a plus de 10 ans, j'avais cinq élèves et aujourd'hui on a passé la barre des 200 inscrits». Et si le nombre de licenciés va crescendo, c'est entre autres parce que le sport n'est pas réservé à une élite d'athlètes surentraînés. Le ju-jitsu brésilien se veut démocratique. «C'est un sport dans lequel la technique est plus importante que la force, explique Évelyne Déry, ceinture marron et pratiquante depuis six ans à l'école de Fabio Holanda. La stratégie de combat, la concentration, l'agilité sont des paramètres très importants. De plus, c'est un sport dans lequel il y a peu de blessures puisqu'il n'y a pas de coups portés ni de chutes et donc accessible à tout le monde, les hommes comme les femmes».

Le sport continue néanmoins à séduire en majorité les hommes. Fabio Holanda reconnaît que plus de 80% de ses élèves sont des gars...

Site officiel de l'équipe canadienne: www.bttcanada.ca

 
 

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